Une petite histoire du théâtre - le XVIIIe siècle
Pour devenir un acteur accompli, il est souvent nécessaire de savoir ce qui a fait de notre discipline ce qu’elle est aujourd’hui. Pour les futures comédiens et comédiennes, le théâtre, dont on retrouve les premières formes dès l’Antiquité, est une mine d’inspiration. Et pour que vous ne passiez pas pour un inculte, on vous résume dans cette rubrique, Une petite histoire du théâtre, les principaux auteurs et courants théâtraux de chaque époque. Cap sur le XVIIIe siècle et les Lumières !
Le XVIIIe siècle : à grand bouleversements, grands divertissements
Le théâtre des Lumières voit le jour en plein mouvement de contestation. A la mort de Louis XIV en 1715, les restrictions et l’austérité religieuse qu’il avait imposé à la fin de son règne cessent. Le peuple à soif de divertissement et le théâtre de foire explose. Le vent contestataire qui monte peu à peu dans la deuxième partie du siècle contribue à attiser le refus des règles et des cadres. On relègue au placard le théâtre classique et ses conventions très strictes. La tragédie est délaissée car le public se désintéresse des intrigues lourdes et mythologiques. Dans ce contexte tendu, deux genres émergent et viennent dominer le théâtre du XVIIIe siècle : le drame bourgeois et la comédie de mœurs.
Le drame bourgeois
Le drame bourgeois apparaît au début du courant des Lumières, pour disparaître avec la fin du XVIIIe siècle. Se refusant de la rigueur des règles de la tragédie et de la caricature dessinée par la comédie, il propose un intermédiaire entre les deux. Mettant en scène des personnages bourgeois, ses pièces à la tonalité dramatique, sont tournées vers des problèmes sociétaux et familiaux plus actuels que les malheurs des grands héros antiques. Pour autant, ce courant théâtral affectionne l’exagération et les intrigues romanesques.
Le naturel devient plus important que la vraisemblance, et cette exigence met l’accent sur les acteurs. Sous l’impulsion de Diderot, les premières théories sur le jeu des comédiens sont écrites. L’écrivain prône les vertus de la pantomime pour porter les grands moments d’émotions plutôt qu’avoir recours à la parole par des textes lyriques.
Dans la forme, c’est en partie au drame bourgeois qu’on doit la séparation entre la scène et le public. Au milieu du siècle, grâce à certaines créations de Voltaire, on supprime les bancs situés directement sur le plateau et on encadre la scène avec des rideaux. C’est l’âge d’or du théâtre à l’italienne. Les décors s’organisent pour donner l’illusion de perspective, avec des peintures en trompe l'œil en fond de scène et un plateau légèrement incliné.
La comédie de moeurs
La comédie de mœurs est le genre à la mode et celui qui va dominer tout le siècle. Si elle se réclame de Molière, elle aborde des thèmes différents, principalement orientés vers la critique sociétale. Il est indéniable que son objectif est contestataire et que sous couvert du rire, elle contribue à faire naître ou à attiser les idées révolutionnaires.
Pour ce qui est de ses caractéristiques, la comédie de mœurs se reconnaît principalement par sa tonalité satirique. La satire utilise la moquerie et la caricature pour critiquer un individu ou un groupe d’individus. Il n’est pas difficile en se penchant sur les pièces présentant la vie de maîtres et des valets à leur service, de s’imaginer ce que la comédie de mœurs cherche à faire ressortir. Les procédés communs à la satire sont l’exagération ou la diminution d’un fait, d’une personne ou d’un objet dans le but de ridiculiser, la parodie, et la juxtaposition de deux choses d’importances différentes en soutenant qu’elles ont pourtant la même importance.
Les dramaturges incontournables de cette époque

Quant à Marivaux et Beaumarchais, ils sont sans conteste les deux nouvelles figures théâtrales de ce nouveau siècle.
Le premier domine la première moitié du siècle avec un théâtre qui parle du sentiment amoureux, avec des intrigues psychologiques. Le langage amoureux qu’il utilise, plus subtil et raffiné, donne dès son vivant lieu à l’expression “marivauder”. Si Marivaux laisse derrière lui deux drames bourgeois (La mère confidente et La femme fidèle), il est surtout reconnu pour ses comédies. On notera parmi elle Le Jeu de l’Amour et du Hasard et La Double Inconstance.
Beaumarchais vient conquérir la seconde partie du siècle, en s’essayant au drame bourgeois avant de triompher avec ses comédies de mœurs. Son utilisation piquante du registre satirique ponctue la trilogie qui a fait son succès : Le Mariage de Figaro, Le Barbier de Séville et L’Autre Tartuffe ou la Mère Coupable. En y mettant en scène le valet Figaro et ses idées révolutionnaires, il prône l’avènement de la bourgeoisie et le triomphe des valets.
Il est impossible de clôturer ce chapitre sur le théâtre du XVIIIe siècle sans parler des tragédies de Voltaire, qui s'épanouissent telles des réminiscences du classicisme du siècle précédent. Il garde la structure classique et les alexandrins mais explore des sujets plus modernes allant de la moralisation des mœurs, au républicanisme et au refus du fanatisme religieux. A son époque, il règne en maître sur la Comédie-Française pour laquelle il rédige plus de 30 pièces, dont Œdipe, Mahomet, et Zaïre, ses plus grands succès.
Carte blanche à nos élèves - Augusta Campistron
Nouvelle rubrique sur notre site ! Parce que nos élèves ont souvent des vies bien remplies et des idées plein la tête. Aussi, nous avons décidé de leur laisser une carte blanche sur notre site, qu'ils peuvent utiliser pour parler des projets qu'ils sont en train de réaliser. Pour ouvrir le bal, Augusta Campistron vous parle de Rideau, un long-métrage qu'elle a réalisé et monté avec son compagnon, Corentin Masson.
Vous le savez tous, la pandémie a bouleversé le monde du spectacle vivant, et il m’était impossible de ne rien faire. Alors mon copain et moi, à notre échelle, avons entrepris la création de notre premier long-métrage à ce sujet, et je vais vous raconter cette aventure !
Le 1er Avril 2020, en pleine période de confinement, nous avons pris la route à travers la France entière à la rencontre des artistes, des techniciens et du personnel administratif qui permettent au théâtre d’exister. Nous avons acheté une petite voiture rouge et nous sommes lancés dans un voyage de 3 mois avec cette question en tête : Que se passe-t-il quand les théâtres ferment leurs portes pendant plusieurs mois ?
Et ce voyage nous l’avons filmé, chaque jour
Au départ, il y avait une envie de voyage, d'oxygène et de théâtre. Nous venions juste de finir notre école de théâtre et l’insertion professionnelle pendant la crise n’était pas simple. On aurait tout donné pour travailler. Alors nous nous sommes équipés de notre caméra, de notre matériel et sommes partis filmer le théâtre tel qu'il était à ce moment-là. De fil en aiguille, c'est devenu notre manière de soutenir les artistes privés de public. Comme vous le savez, certains théâtres sont restés fermés pendant plus d'une année. Nous avions principalement envie de préserver le lien entre les spectateurs et les artistes.
Et pour ça, nous nous sommes dits que le meilleur moyen de partager notre aventure et celle des personnes que l’on rencontrait, c’était de la partager en ligne. Alors, pendant le voyage, tous les dimanches, nous diffusions un épisode de 20 minutes sur YouTube. Un court reportage entre voyage et découvertes théâtrales, pour les passionnés, ou non. C’était un moyen pour nous de garder le contact avec le milieu et nos spectateurs, grâce à ce rendez-vous hebdomadaire. Mais aussi de partager du voyage et de la légèreté pendant cette période confiné.
Alors, nous voilà partis pour faire le tour de France des théâtres confinés. Des Vosges, aux Landes, en passant par le Gers et jusqu'à la Bretagne, nous avons échangé avec celles et ceux qui, comme nous, voulaient continuer à faire vivre le théâtre malgré la situation. Voilà notre parcours !
" Comment créer un spectacle sans la perspective du public ?
Quels rôles ont l'art et la culture dans notre quotidien ?
Y a-t-il des leçons à retenir de cette période ? "
Ces questions étaient au cœur de nos rencontres. Au total, nous avons rencontré une vingtaine de professionnels du spectacle vivant qui nous ont aidé à mieux comprendre ce qui s'est passé pour eux en 2020. Toutes les personnes que nous avons rencontrées nous ont fait part de leurs inquiétudes, de leurs envies, de la nécessité du spectacle vivant, de l'espoir qu'ils avaient de voir les salles à nouveau remplies. Tous nous ont donné leur point de vue sur les difficultés et les différents événements de cette fermeture. En somme, c'est une immense déclaration d'amour à tous les artistes qui ont persévéré dans ces moments difficiles.

Cette aventure unique m’a beaucoup apportée. J’ai rencontré des personnes merveilleuses et passionnantes, visité des coins de France plus beaux les uns que les autres et vécu une expérience humaine hors du commun. Ce voyage a confirmé mes choix de vie, a renforcé mon envie de plus en plus grande de monter sur scène et surtout m’a fait comprendre que j’étais capable de créer, d’aller au bout de mes idées et de réaliser un projet qui me tient à cœur.
Donc le mieux que je puisse vous souhaiter, apprentis comédiens qui lisez ceci, c’est de croire en vos idées, en vos envies et surtout, DE LES RÉALISER !
Pour les curieux, je vous invite à découvrir toutes les étapes de notre voyage, les paysages que nous avons traversé et surtout nos rencontres sur la chaîne YouTube « Augusta et Corentin ». Vous y trouverez le Teaser de notre film, fraîchement sortie, alors n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! Je vous mets le lien vers la vidéo :
Abonnez-vous à notre chaîne, ça nous aidera beaucoup !
Je vous mets aussi le lien de notre cagnotte participative qui nous permettra de financer le montage du film et de l’amener dans des festivals :
https://fr.ulule.com/rideau-
Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire !
Augusta.
5 conseils pour entretenir le comédien qui sommeille en vous
Les fêtes approchent et ce n’est pas encore l’heure des résolutions. Mais entre la dinde et les marrons, il est facile d’oublier qu’être comédien est un métier physique, qui nécessite un entraînement constant. C’est pourquoi on a demandé à chacun de nos professeurs un conseil pour vous garder prêts à jouer pour la nouvelle année !
Partez à la rencontre de votre voix
Clémence Carayol, notre directrice pédagogique, vous conseille de lire chaque jour un texte à voix haute en prenant soin de vous enregistrer. Cela vous permettra d’apprivoiser votre voix, de mieux comprendre ses tonalités, ses rythmes et de mieux les utiliser. Un peu déroutant de prime abord, cet exercice vous fait prendre conscience de la différence entre votre perception de votre voix au moment où vous parlez et ce qu’un public peut recevoir.
On vous glisse juste ici un lien vers le site de Libre Théâtre qui vous propose toute une suite de monologues pour vous entraîner.
Ne chantez pas que sous la douche
Pour continuer à travailler sa voix, c’est Léonardo VALAZZA, notre professeur de chant, qui a un autre conseil pour vous. Il vous propose de pratiquer chaque jour, cinq minutes de vocalises.
La répétition de cet exercice permet d’encourager la souplesse de vos cordes vocales. Pratiquées correctement et régulièrement, les vocalises peuvent vous permettre d’élargir légèrement l’étendue vocale que votre voix peut couvrir. Et comme tout, une bonne hygiène de vie est souvent primordiale ! Alors on limite le thé, le café, et les sodas. Ils assèchent et/ou acidifient les cordes vocales et réduisent leurs performances.
Pour vous accompagner dans vos vocalises, on vous propose la playlist d’Evelyne Lagardette sur Youtube, qui vous accompagne au piano sur des vocalises pour différents types de voix.
Vous prendrez bien un peu de gainage ?
Camille Lélu rentre dans la danse, sa discipline attitrée, pour vous proposer de garder votre corps en forme en dix minutes par jour. Son astuce ? Le tabata ! Un courte session d’exercice à haute intensité physique, sur le principe du HIIT, pour mélanger cardio et renforcement musculaire. Sur Youtube, vous trouverez facilement en vidéo des sessions avec des coachs sportifs pour vous guider dans ces entraînements. En 5, 10 ou 20 min, les entraînements s’adapteront facilement selon le temps que vous aurez à leur consacrer. Le seul requis? La régularité. Et pour ceux qui n’en ont pas assez, le gainage est toujours une bonne option. Challengez vous à plusieurs et comparez le temps que vous parvenez à tenir. La compétition vous poussera à vous dépasser !
Soyez ouverts
Le conseil de Félix Philippart ira de paire avec sa personnalité : restez curieux. Si vous préférez la comédie, poussez vous à regarder du côté de la tragédie. Si vous ne jurez que par le théâtre classique, pensez à faire quelques détours par des pièces contemporaines. Applicable aussi bien pour le cinéma, la littérature, le théâtre et bien d’autres disciplines, ce conseil vous enjoint à cultiver la variété des œuvres que vous serez amenés à rencontrer. Ces différentes inspirations vous rendront plus disponibles sur le plateau, plus inventif. Elles viendront nourrir votre univers, le nuancer et le complexifier. Alors pour ceux qui ont la chance de profiter de vacances bien méritées, profitez de ce temps pour vous intéresser à un livre, une pièce ou un film que vous auriez habituellement mis de côté. Vous pourriez être surpris !
Du repos, il en faut !
Se dirigeant dans la même direction, le conseil de Grégory Bellanger, directeur de La Manufacture de l’Acteur, vient clore les propositions de notre équipe. Reposez-vous, nous dit-il, profitez de ces vacances en famille pour vous ressourcer, pour découvrir ou redécouvrir d’autres passions. Il est facile de laisser ses centres d'intérêts de côté, emportés par la fièvre du théâtre ou du cinéma. Décrochez ! Prendre de la distance est parfois le meilleur moyen de revenir sur scène avec une énergie nouvelle et créatrice.
On vous laisse sur l’activité préférée de notre directeur pour ces vacances de Noël. Sur fond de feu de cheminée et canapé moelleux : regarder un vieux film des années 60. Couleur ou noir et blanc, à vous de choisir…
Portrait d'élèves - Hanaé Carmant
Cette année, on a décidé de vous présenter nos élèves de 3e année. C'est l'occasion de faire le bilan sur leur entrée dans la vie de comédien. Découvrez la troupe qui emmènera leur spectacle au festival d'Avignon 2022 ! Pour ce premier portrait, accueillons Hanaé Carmant !
Comment as tu croisé la route du th
éâtre ?
J’ai commencé le théâtre en première, où j’étais en filière L spécialité théâtre. C’est là que j’ai découvert ce que c’était que jouer, aller voir des pièces de manière régulière, apprendre les textes et les comprendre surtout. Et en post-bac, je me suis inscrite en licence théâtre à la Sorbonne-Nouvelle. C’était beaucoup de théorie donc j’ai eu envie de me diriger vers une école de pratique. Et maintenant je suis en troisième année.
Quels sont les objectifs pour la suite ?
Faire du théâtre, je suis beaucoup plus intéressée par le théâtre que par le cinéma ; et puis peut-être créer une compagnie, en tout cas, travailler ensemble. J’ai commencé l’école pour ça, j’aime le théâtre parce qu’on compte les uns sur les autres. Donc le but ce serait de créer une compagnie, faire des projets et surtout de s’amuser.
Est-ce que tu peux nous parler de la pièce que vous avez emmenée à Avignon l’année dernière ?
Les Tracasseries domestiques, de Goldoni, c’est une pièce qui se passe en Italie dans les années 60, où en tout cas c’est comme ça qu’on a choisi de la transposer. Tout part d’une dispute en le serviteur et la servante d’un comte et d’une comtesse. Ces serviteurs vont créer la pagaille entre leurs maîtres et tous les habitants de la maison.
Quel personnage jouais-tu?
Je jouais Brighella, le serviteur du comte dans l’une des distributions, et dans l’autre Florindo, le futur mari de la fille de la comtesse.
Lequel tu as préféré ?
Brighella, parce que c’est un personnage qui ne me ressemble pas beaucoup. Le fait que ce soit un homme, puisque les genres sont inversés, a été particulièrement intéressant à travailler, dans la corporalité du personnage. Il fallait créer quelque chose de complètement différent dans la manière de parler, de se mouvoir. Et c’était super de pouvoir jouer avec Victor qui jouait la servante et d’explorer les relations entre ces deux personnages.
Comment as tu approché le fait de devoir jouer un homme ?
C’est parti vraiment du corps, parce que même si on travaillait sur le texte, l’enjeu c’était de comprendre sa manière de marcher, et le placement du corps, comment il s’ancre. Le reste est venu après. J’ai pris beaucoup d’inspirations dans des films de gangsters puisque la mise en scène parlait de la mafia italienne.
Est-ce que tu as eu des surprises à Avignon, des choses auxquelles tu ne t’attendais pas ?
Je dirais la vie en communauté. On se rend compte avec qui on s’entend vraiment et avec qui ça va être plus compliqué. Et en même temps je dirais, à quel point on peut former un groupe solide, et compter les uns sur les autres, ça a été une très bonne surprise. Aussi, en jouant autant de fois le même texte, à quel point on peut se surprendre soi-même, surprendre les autres et se laisser surprendre. À un moment, on réalise qu’il faut sortir de sa zone de confort, constamment, parce que quand tu réussis à faire quelque chose de différent des autres soirs, c’est les moments où tu es le plus fier de toi, même si ça n’a pas forcément marché comme tu le voulais.
Comment est-ce qu’on gère la vie en communauté pendant un mois?
Il faut mettre son égo de côté, et apprendre à ravaler sa fierté. On a beaucoup communiqué, dès qu’il y avait des soucis, on se forçait à en parler. Mais à l’inverse, il faut aussi savoir respecter l’autre et ses besoins de solitude. C’est une vraie balance à trouver entre les moments ou il faut parler parce que c'est important pour le groupe et pour soi et les moments où il faut respecter le silence des autres et quand ils se mettent à distance.
Quel conseil aurais- tu donné à ton toi du passé avant de partir pour Avignon ?
De s’écouter, parce qu'à vouloir essayer de remplir tous les rôles, que ce soit sur le plateau, pendant les parades, et dans ta vie privée, tu peux vite être submergé. C’est tellement de choses à gérer qu’il faut savoir se reposer et y aller plus doucement. Il faut s’épargner aussi. C’est à dire ne pas penser qu’on est à Avignon et que comme c’est un moment à vivre, il faut tout faire sans exception. C’est un marathon et non un sprint donc il faut savoir durer sur la longueur.
Comment c’était comme expérience pour toi finalement ?
J’ai adoré, c’était incroyable et je le revivrais avec grand plaisir. Malgré tout, j'appréhende plus de choses parce que je sais à quel point ça peut être fatiguant. Mais jouer le même texte tous les soirs, ça ne m’a pas du tout dérangée, j’étais triste de laisser le personnage et la pièce à la fin. Et le rapport au public est incroyable, quand tu as des coups de mous et que tu vois le public le soir qui est là pour venir te voir, ça te donne tellement d’énergie.
Est-ce qu’une rencontre t’as marqué ?
Je ne dirais pas une rencontre mais en général, rencontrer des gens du métier, qui vivent le même moment que toi, avec tous les problèmes que ça peut engendrer et en même temps l’euphorie qui est dans toute la ville, où il se passe tout le temps des choses. Ça donne l’impression d'une immense troupe avec des gens que tu recroises au fur et à mesure des parades et des représentations.
As-tu un moment préféré ?
Les moments que j'aimais le plus, je crois, c’est avant de jouer : ce petit rituel où l’on s’échauffe un peu dans notre coin avant de tous se rejoindre pour des exercices collectifs pour recréer cet esprit de troupe et être soudés juste avant de rentrer sur scène. Ça fait vraiment la différence.
Des attentes pour l’Avignon de cette année ?
Jouer une femme, la plus sexy du monde ! C’était trop bien de jouer un homme mais j’ai envie d’autre chose. Et j’espère que ça se passera encore mieux que l’année dernière.
Quels sont les projets pour cette année ?
Profiter de la dernière année de la Manufacture à fond !
Un mot de la fin ?
One, two, three, viva Goldoni !
On espère que vous avez aimé rencontrer Hanaé, on vous retrouve très vite avec un nouveau portrait d'élèves !
Une petite histoire du théâtre - le XVIIe siècle
Il est impossible de résumer un une page tous les mouvements qui ont jonché le théâtre tel que nous le connaissons aujourd’hui. Mais pour vous empêcher de passer pour des incultes, on a créé La petite histoire du théâtre. En un article, on vous décrit les principales caractéristiques et évolution du théâtre dans chaque époque. Aujourd'hui, on se concentre sur le XVIIe siècle. Alors à vos stylos !
Le XVIIe siècle : siècle du théâtre
Ce siècle prolifique nous a donné des auteurs incontournables tels que Molière, Corneille et Racine. On y voit deux courants s’affronter : baroque et classique, chacun s’opposant à l’autre sur les caractéristiques qui lui sont propres.
Le théâtre baroque
Le baroque apparaît au début du siècle. Inscrit dans une période de grande instabilité politique, il développe le concept de vanité (comprendre ici le rapport qu'entretient l’homme avec la mort). Mais aussi celui d'un mouvement permanent, qui se traduit par des intrigues multiples. L'esthétique du théâtre baroque est ostentatoire, affriolante. On développe le concept d'accumulation par les lieux et les temporalités multiples, et des décors surchargés. On utilise également les illusions et les artifices pour amener au-delà du rationnel. En opposition totale avec le très codifié théâtre classique, le théâtre baroque mélange thèmes et genres, comédies et tragédies, dans un refus des contraintes évident.
Le théâtre classique
Le théâtre classique suit le mouvement artistique populaire à la Renaissance. On redécouvre l’Antiquité, et avec elle le théâtre grec et romain. On s’inspire de ces œuvres pour créer les règles de ce nouveau courant. La première : la règle des trois unités. Elle impose que le sujet traité par une pièce ait lieu en 24 heures, se passe dans un seul lieu, et soit uni par une cohérence forte (on oublie les intrigues multiples). Puis, une deuxième règle interdit la présence de scène choquante ou la vision du sang au sein d’une production dramatique : c’est la règle de bienséance. Quant au thèmes, nous sommes très souvent en présence de sujets issus des mythologies grecque et romaine. Les protagonistes sont de grands héros, rois et reines antiques.
Finalement, en plaçant la tragédie comme genre “noble”, on exploite la notion de catharsis, la purgation des passions. On considère que le spectateur, en étant touché par ce qui se déroule sur la scène, est plus à même d’évacuer ses propres péchés, désirs interdits.
Les dramaturges incontournables de cette époque
Si Racine est le représentant par excellence du théâtre classique, Molière et Corneille ont au long de leur carrière oscillé entre les courants baroques et classiques. Dans l'œuvre de Molière, Dom Juan fait figure de modèle du théâtre baroque, et l’on peut également mentionner Tartuffe. Pour Corneille, on pensera à L’Illusion Comique et au Cid. En Espagne, Calderon est un parfait exemple du théâtre baroque. De même, on peut considérer que certaines œuvres de Shakespeare s'apparentent à ce mouvement.
Quant à leur époque classique, Corneille, avec Cinna, Polyeucte ou Pompée, propose de magnifiques tragédies classiques. Et Molière, plus versé dans la comédie, propose avec Le Malade Imaginaire, L'Avare ou encore L'Ecole des femmes et Le Médecin malgré lui, un certains nombre d'œuvres que l'on peut inscrire dans ce courant.
La Boîte à outils du comédien : Les bons plans
Cette année, notre directrice pédagogique nous a préparé un programme aux petits oignons. Mais entre les places de théâtre, les livres à acheter et les salles de répétitions, la vie d’apprenti·e comédien·ne peut vite coûter cher. Alors nous, on a cherché tous les bons plans pour que vous puissiez vous exercer sans ruiner votre compte en banque.
Quoi, vous achetez encore vos livres ?
La première étape de notre travail, c’est de … lire ! Le texte est à la base de notre pratique. Et s' il y a une dépense que l’on peut éviter, c’est bien de devoir acheter toute la collection des œuvres de Molière, où la pièce contemporaine hors de prix du dernier auteur en vogue.
Il y a avant tout les lieux classiques, comme les Bibliothèques de Paris dont l’inscription est gratuite (même pour les non parisien·nes) . On conseille notamment les bibliothèques Oscar Wilde et Claude Lévi Strauss qui proposent une grande sélection d’ouvrages parlant du spectacle vivant. La Bibliothèque Nationale de France et la plateforme ARTCENA, destinée aux travailleurs des arts du spectacle, possèdent des archives à la fois manuscrites, sonores, et audiovisuelles. Certaines structures comme le CNSAD et l’Odéon donnent accès à leurs collections de livres et d’archives, que vous pouvez consulter sur place, en prenant rendez-vous.
Mais sans vous déplacer, vous pouvez également avoir accès à une collection d'œuvres tombées dans le domaine public, en ligne, via le site Libre Théâtre ou Théâtre Gratuit. Quant au site Dramaction, il vous propose une liste de plateformes où vous pouvez trouver des textes pour vous exercer.
Quand on est jeunes, le théâtre c'est moins cher !
Toutes les places à petit prix :
Oui, aller au théâtre, ça peut parfois être un coût conséquent. Mais en tant qu’étudiant, il y a de multiples possibilités pour avoir accès à des places à des tarifs avantageux. C'est le moment de noter tous nos meilleurs bons plans !
Le théâtre public se mobilise en proposant à la Comédie-Française tout d’abord, pour chaque représentation de la Salle Richelieu, des places à 5 € en visibilité réduite. Elles sont disponibles une heure avant le début de la représentation, sans réservation. Rendez-vous au Petit Bureau (guichet extérieur rue de Richelieu) pour pouvoir les demander. Le Petit Bureau propose également tous les lundis des places offertes aux moins de 28 ans. Vous pouvez les obtenir une heure avant le début de la représentation, en échange d’un justificatif. Cette action est limitée à 1 place par personne dans la limite des places disponibles.
L’Odéon rejoint la Comédie-Française en proposant 100 places offertes chaque jeudi pour les 18-28 ans. Chaque jeudi à 14h00, un code promotionnel est mis en ligne pour le jeudi suivant ( le lien ici ). Deux heures avant chaque représentation, des places en 4e séries sont disponibles au guichet au tarif de 6€. Attention, elles sont en visibilité réduite !
Pour ce qui est des théâtres privés, vous avez la possibilité pour les moins de 26 ans de réserver au téléphone ou au guichet des théâtres des places à 10€ en 1ère ou 2ème catégories, et ce, dans tous les théâtres adhérents à l’ASTP (Association Pour le Soutien du Théâtre Privé). Ces places sont généralement proposées pour les représentations des mardis, mercredis et jeudis, dans la limite des disponibilités.
Aller au théâtre, mais de ton canapé :
Si le spectacle vivant, c'est avant tout l'expérience de la scène, et des comédien·nes transi·es devant nous, il existe beaucoup de captations que vous pouvez voir et revoir gratuitement. Les archives des bibliothèques et centres culturels vous y donnent accès dans un premier temps, mais le site du Théâtre Contemporain et dans l’émission “Au Spectacle chez soi” sur France TV vous permettent de les regarder de chez vous.
Toutes les bonnes adresses pour des salles de répétitions à moindre coût !
Difficile entre son lit et sa table basse de monter du Shakespeare ou du Marivaux. Notre 10m2 parisien ne nous permet pas toujours d’exploiter tout notre potentiel. Mais les espaces de répétition ont un coût, et souvent conséquent ! Alors on a fait la liste de tous les meilleurs bons plans pour répéter à petit prix.
Le meilleur de tous les bons plans c'est le 104 qui propose à tous d’utiliser gratuitement le grand hall comme espace de création. Malgré le bruit et un peu de monde, c'est une bonne adresse pour répéter. Notre astuce suivante s'adresse aux apprenti·es comédiens et comédiennes qui cumulent cours de théâtre et licence en facultés. Rapprochez-vous du Bureau de la Vie Étudiante ou du Bureau des Arts de votre établissement. Ils peuvent vous obtenir un espace de travail !
Certes, ces solutions ne sont pas toujours possibles. Et comme louer une endroit pour travailler peut vite être cher, on s’est dit qu’il était temps de faire une liste de tous les bons plans de salles à louer sur Paris, accessibles aux petites bourses :
- Le bar des Initiés, 84 Rue Championnet (18e) propose l’accès à une salle de répétition en échange d’une consommation. On vous conseille d’appeler avant 12h pour vérifier les disponibilités ;
L’ABC Théâtre vous propose de louer sa salle pour 5€/heure ;
- Le Théâtre Pixel est disponible pour 8€/heure ;
- Le Shakirail a pour ambition de proposer des lieux accessibles à tous les artistes pour 2,5€/heure ;
- Le Théâtre de Verre est un lieu de répétition dont les salles peuvent être louées pour 9€/heure ;
- La Villa Mais d’Ici à Aubervilliers offre la possibilité de réserver des salles à la journée pour une trentaine d’euros ;
- Pour 30€, le 100ecs vous donne accès à une salle pour 4h ;
- La Cité internationale des arts a mis en place un forfait mensuel de 50h de répétitions à 67€. C’est le moment idéal de se cotiser à plusieurs pour préparer vos examens ou répéter votre spectacle.
Cette fois plus d'excuses ! Vous savez tout ce qu'il y a à savoir pour devenir des comédien·nes hors pair... Et vous préparer à remporter un Molière ! Dans un prochain article, après nos meilleurs bons plans, on vous donnera tous les plus chouettes livres et podcasts pour faire grandir votre artiste intérieur...
8 questions à la directrice pédagogique de la Manufacture
Curieux d’en savoir un peu plus sur l’équipe pédagogique de la Manufacture de l’Acteur ? Nous avons posé quelques questions à Clémence Carayol, la directrice pédagogique. Vous allez voir, on a passé pas mal de sujets en revue...
Être la directrice pédagogique de la Manufacture de l’Acteur, en quoi est-ce que cela consiste ?
C’est un poste très complet : il s’agit d’élaborer le programme et les plannings des 3 années en concertation avec le directeur et l’équipe pédagogique. Afin de s’assurer de la cohérence de la ligne pédagogique sur les 3 ans du parcours.
Je m’assure également du contenu des cours, de leur bon déroulement tout en étant à l’écoute des élèves et de toute l’équipe pédagogique. Je travaille pour cela en étroite collaboration avec la direction.
Mon poste s’étend par ailleurs à un travail de veille sur l’activité des écoles de théâtre à Paris et en France. Je gère aussi le rayonnement de l’école par le développement de partenariats.
Tout en restant disponible pour les éventuels impondérables tout au long de l’année, surtout dans la période que nous traversons ! Le but étant de toujours faire mieux d’une année sur l’autre avec notre belle équipe !
Qu’est-ce qui te plaît le plus et le moins dans ce rôle ?
Ce qui est le plus agréable est sans conteste le dialogue et l’échange avec les élèves et l’équipe pédagogique.
Construire un programme pédagogique reste également un exercice passionnant ! Surtout parce que notre directeur Grégory, tous nos professeurs et moi, avons à cœur de construire l’école de théâtre que nous aurions rêvé d’avoir.
Je ne vois pas vraiment de côté négatif dans mon poste; je le construis afin que tout me plaise dans cette fonction et que je puisse l’incarner dans le confort et la confiance.
Selon toi, quelles qualités faut-il avoir pour devenir comédien.ne ?
Il faut faire preuve d’une grande adaptabilité en fonction des équipes avec lesquelles on travaille.
La créativité est essentielle : il faut d’ailleurs être force de propositions sur le plateau. La pleine conscience de ce que l’on est demeure un atout majeur : connaître au maximum son instrument de travail pour pouvoir l’utiliser au mieux et le mettre au service de chaque rôle.
Et pour être un.e bon.ne professeur.e d’interprétation ?
Écoute et intuition sont des qualités indispensables pour être un.e bon.ne professeur.e d’interprétation : c’est notre rôle de déceler le caractère et la nature de jeu de chaque comédien.ne, et d’être capable de les guider.
L’envie de transmettre dans la générosité et de partager cette discipline doivent aussi nous animer.
Être capable d’encourager la curiosité et la « gourmandise » d’être sur le plateau offre aux élèves la motivation et le lâcher prise nécessaires à leur formation d’artistes.
Quel est ton objectif principal en tant que professeure d’interprétation ?
Plus qu’un objectif, disons que notre mission est de permettre à chaque comedien.ne de se révéler à lui-même ou elle-même, dans son originalité.
Il s’agit aussi de guider les comédiennes et comédiens à se découvrir pour ensuite composer un personnage avec les outils et techniques qu’ils auront acquis au long du parcours.
Un mot sur les atouts de l’école ?
Les atouts de la Manufacture de l’Acteur pourraient se décliner en trois points :
- L'exigence : la formation demande du travail, de la discipline et de la rigueur ;
- Le plaisir : toujours restituer l’amusement, le côté ludique pour transmettre et enseigner; nous encourageons les élèves à se jeter à l’eau, à se sentir vivants et habités sur un plateau ;
- La variété : notre école propose un cursus riche et complet; tous les intervenants et professeurs sont des professionnels en activité. Un atout de taille!
Ta pièce ou ton œuvre favorite ?
C’est tellement dur d’en choisir une seule ! (rires)
Je vais vous donner mon top 3 :
- Hamlet de Shakespeare, pour le côté intemporel de l’histoire ;
- Scènes de chasse en Bavière de l’auteur Martin Sperr, pour la modernité du propos ;
- My Fair Lady de George Bernard Shaw, pour la jubilation pétillante de cette comédie romantique.

Des projets, des actualités de ton côté à partager avec nous ?
Oui, les mois à venir s’annoncent chargés !
J’ai un projet de tournée avec ma compagnie sur une pièce créée en 2019 à Avignon, et pour laquelle nous avons reçu le Grand Prix des Coups de Coeur de la Presse.
En tant que metteur en scène, je prépare aussi 2 créations dont MacBeth, et en tant que comédienne je travaille sur 2 projets également, mais encore un peu confidentiels.
La suite au prochain épisode !
Les répétitions des 2 promos de la Manufacture de l’Acteur
À la Manufacture de l’Acteur, les fins d’années sont toujours chargées car les spectacles des différentes promos se préparent.
Une fois n’est pas coutume, nous vous emmenons avec nous dans les coulisses de l’école. Suivez-nous pour assister - en catimini - aux répétitions des élèves, et en savoir un peu plus sur les examens qui arrivent !


Les répétitions de la promo Mnouchkine...
Ah la promo Mnouchkine, les premières années de la Manuf’...
Le 3ème trimestre marque pour eux les premiers pas sur scène, avec notamment 2 objectifs :
- Mener à bien un projet collectif ;
- Trouver la discipline et le plaisir dans le rythme des répétitions ;
Le tout en vue de présenter un spectacle dans un grand théâtre parisien. Mis en scène avec un niveau d’exigence professionnelle, les élèves ont ainsi l’opportunité de s’interroger sur les problématiques techniques et artistiques de mise en scène d’un texte.
S’il y a des parties chantées et dansées dans le spectacle, ce sont les professeurs de chant et de danse qui interviennent.
Façades, le spectacle de fin d’année des premières années

Au programme : observation et description des névroses et contradictions de leurs contemporains, et mise en scène de leurs comportements dans diverses situations, un mariage, une file d’attente, ou encore un marathon.
Le tout de manière humoristique et acide, pour révéler le vrai visage des personnages derrière les sourires et attitudes de façade qu’ils présentent en société.
Ce spectacle sera joué par la promo Mnouchkine le dimanche 27 juin, à 15h, à la Comédie de Paris, avec une mise en scène d’Adrienne Olle.


Les répétitions de la promo Labiche
Pour la promo Labiche (2ème année), le 3ème trimestre est enfin le moment de se produire dans un théâtre parisien mais aussi de partir pour le Festival OFF d’Avignon.
Avec leurs metteurs en scène, la promo a travaillé sur deux beaux projets. Deux classiques du répertoire. Plusieurs semaines de répétitions et de création pour parfaire leur formation, apprendre à travailler comme une troupe professionnelle et se préparer à se confronter au public et à la scène.
Le contexte sanitaire a obligé de décaler la pièce de milieu d’année sur la fin de la saison. Une fin d’année donc sous le signe des représentations, puisque la troupe va jouer ses deux spectacles à quelques jours d’intervalles.
Les pièces jouées par la promo Labiche en cet été 2021
Cette année, les élèves de la promo Labiche ont travaillé sur 2 spectacles différents.
- Le Cid

Les âmes se déchirent en s’adressant au cœur ET à l’esprit.
Les voix se fragmentent dans cette adaptation chorale de la pièce de Corneille. Vous y découvrirez donc les multiples facettes des personnages en proie à leurs démons, et suspendus au fil de leur destinée.
Ce spectacle mis en scène par Clémence Carayol avec l’ensemble de la promo Labiche est à retrouver à la Comédie de Paris, dimanche 27 juin 2021 à 17h.
- Les tracasseries domestiques

Cette pièce de Carlo Goldoni est inédite en France. Elle est mise en scène par Rémi Chenylle. 2 dates sont prévues au Théâtre Montmartre Galabru : vendredi 25 et samedi 26 juin à 19h. Ensuite, “Les Tracasseries Domestiques” s’en iront pour le Festival OFF d’Avignon 2021 et seront jouées au Théâtre Tremplin, du 7 au 31 juillet à 18h30.
Un mot aussi sur les examens clôturant l’année
Jeudi 1er juillet auront lieu les examens des élèves de la Manufacture de l’Acteur. Les élèves joueront devant un jury de professeurs et de comédiens professionnels, ayant eu 4 mois pour se préparer.
Le sujet de ces examens ?
- Les 1ères années joueront des scènes dialoguées. Ils devront présenter une scène classique et une contemporaine. Le binôme comme l’auteur à jouer est imposé.
- Les 2èmes années, de leurs côtés, ont été regroupés en troupe de 4 comédien.nes, et doivent présenter un format court d’une pièce de leur choix. Ils ont dû travailler sur le jeu, la mise en scène et prendre en charge tout ce qui est décors, costumes, scénographie… Tout comme une vraie troupe !
Bonne chance à tous !
Nous espérons que ces petits “behind the scenes” vous auront plu.
Si vous avez la moindre question concernant les spectacles, l’école, les programmes pédagogiques… contactez-nous !
Pourquoi choisir la Manufacture de l’Acteur pour sa formation de comédien.ne ?
La Manufacture de l’Acteur est une école de théâtre destinée à tous ceux souhaitant faire de leur passion un métier. Découvrez nos atouts, le programme de l’école et ce qu’en disent nos élèves.
Atout n°1 : une formation riche et variée
L’atout principal de la Manufacture de l’Acteur - du moins celui le plus cité par les élèves - est sans doute la richesse de la formation. Venir à la Manufacture, c’est se former et travailler toutes les disciplines nécessaires au métier de comédien : théâtre, danse, chant, improvisation, mais aussi commedia dell’arte, clown, coaching vocal ou encore combat scénique.
Nous avons à cœur d’inclure ces ateliers dans la formation car ils permettent d’enrichir le jeu des élèves. Nous avons à cœur de ne pas formater le jeu des comédiens et de ne pas lisser leur personnalité mais au contraire révéler leur identité artistique.
Atout n°2 : des représentations dans des conditions professionnelles
Chaque année, les élèves de chaque promotion de la Manufacture de l’Acteur sont amenés à jouer dans des conditions professionnelles, dans des théâtres de Paris nous renouvelant leur confiance année après année : Théâtre Michel, Théâtre Montmartre Galabru, Théâtre de l'Œuvre… Les présentations de travaux semestriels et représentations de fin d’année sont des moments forts du cursus.. Ces moments sont parfaits pour se confronter au public et progresser, le tout en prenant du plaisir, en plus de constituer un premier tremplin vers la professionnalisation.
Atout n°3 : des profils d'élèves variés
Il n'y a pas de profil type à La Manufacture. Certains de nos élèves ont fait du théâtre en amateur pendant des années avant de se professionnaliser, d'autres décident de devenir comédien après quelques années d'expérience dans une autre discipline, la danse, le chant, l'improvisation... Les plus jeunes viennent de sortir du lycée, d'autres ont eu une vie professionnelle éloignée du milieu du spectacle avant de nous rejoindre. Les promos se suivent et ne se ressemblent pas, comme chacun.e de nos élèves, et c'est aussi ce qui fait la richesse de l'école.
Atout n°4 : relais des offres de castings
Tout au long de l'année, nous relayons à nos élèves des offres de castings ou d'auditions que nous recevons de la part de réalisateurs et de metteurs en scène débutants et confirmés.
Atout n°5 : des rencontres avec des professionnels
Chaque jour, les élèves sont en contact avec des professionnels du métier. Acteur, actrice, comédien, comédienne, pensionnaire de la Comédie Française, réalisateur, scénariste… Tous les professeurs et intervenants de la Manufacture de l’Acteur sont en activité : ils représentent donc des interlocuteurs privilégiés pour les élèves tout en créant des ponts entre un univers théorique et confiné, et une sphère plus publique et réaliste. Au-delà des professeurs que les élèves voient tous les jours pendant plusieurs semaines voire mois, nous organisons aussi des Masterclass sur des demi-journées avec des personnalités reconnues dans le monde du spectacle.
Découvrez le programme détaillé de la première année de notre formation.
Portes Ouvertes à la Manufacture !
La Manufacture de l'Acteur ouvre ses portes !
Les personnes désirant intégrer l’école peuvent désormais venir prendre des renseignements, découvrir l'équipe pédagogique, les élèves, les locaux ...
Un moment consacré à vous présenter notre formation et répondre à vos questions. Ce sera aussi l'occasion de faire un atelier théâtre afin que vous puissiez découvrir notre pédagogie et passer l'audition d'entrée.
Voici nos prochaines dates :
- Samedi 17 avril de 14h à 17h
- Samedi 15 mai de 14h à 17h
- Samedi 19 juin de 14h à 17h
- Vendredi 25 juin de 14h à 17h
Pour venir sur l'une de ces dates, il vous suffit de vous inscrire via notre formulaire :
Formulaire Portes Ouvertes.












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