A l’occasion de la rétrospective consacrée à l’actrice culte Marilyn Monroe, organisée par La Cinémathèque de Paris, nos élèves ont eu la chance d’être invité∙es à faire une lecture publique, dans le parcours d’exposition.

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Marilyn Monroe, incontournable icône du cinéma américain

Marilyn. On pourrait s’arrêter là. Pas besoin de citer son nom de famille, nous savons toutes immédiatement de qui l’on parle. Son seul prénom suffit à l’identifier. Symbole parmi les symboles, elle est devenue une antonomase, une allégorie. D’un style, d’une époque – celle de l’objectification du corps féminin à son apogée – et d’une liberté qui n’avait pas sa place.

Norma Jean Baker, de son véritable nom, naît le 1er juin 1926. Elle commence sa carrière dans le mannequinat, avant d’être repérée par l’acteur Ben Lyon. C’est lui qui lui permet de signer avec la 20th Century Fox en 1946. En quelques années, elle est propulsée au rang de star incontestable et de sex-symbol. Dans le respect du puritanisme états-unien de l’époque, la candeur de ses personnages stéréotypés de « blonde idiote » rendent son sexappeal « acceptable ».

Marilyn ce sont des personnages lumineux, positifs. Elle n’incarne pas le « mauvais », le danger nocif. Elle est désirable selon ce que la société de l’époque attend de la femme. Du sexy en étant ingénue. La fragilité de la jeune-femme en détresse. La docilité, la soumission aux hommes. Même la liberté que l’on insuffle parfois à ses personnages est toujours teintée d’une forme de paternalisme. Et le salut ne passe toujours que par un personnage masculin qui lui apporte l’amour.

« Je peux être intelligente quand c’est important, mais la plupart des hommes n’aiment pas ça. » Réplique de Marilyn dans Les Hommes Préfèrent Les Blondes.

L’actrice derrière l’icône

Derrière ce cliché, ancré dans la pop-culture, c’est le talent d’une actrice que l’on a eu tendance à minimiser. L’on a beaucoup dit qu’elle ne « jouait pas » un rôle à l’écran, mais se contentait d’être ce qu’elle était fondamentalement. Comme si elle ne travaillait pas ses rôles, n’était pas réellement une actrice. Seulement une jolie plante que l’on mettait à l’affiche pour sa plastique vendeuse. Or Marilyn propose une palette de jeu variée si l’on s’y penche un peu. Elle n’est pas juste une pin-up de comédie hollywodienne.

Monroe c’est une filmographie considérable sur un laps de temps court, puisqu’elle décède en 1962 d’une overdose de barbituriques. Plus d’une trentaine de films sur une carrière de 16 ans. Et des premiers rôles inoubliables dans Gentlemen Prefer Blondes (Les Hommes Préfèrent Les Blondes) d’Howard Hawks. How To Marry A Millionaire (Comment Épouser Un Millionnaire) de Jean Negulesco. The Seven Year Itch (Sept Ans De Réflexion) de Billy Wilder. Some Like It Hot (Certains L’Aiment Chaud) également de Wilder. Let’s Make Love (Le Milliardaire) de George Cukor. Ou encore The Misfits (Les Désaxés) de John Huston.

L’angle de la rétrospective Marilyn Monroe par La Cinémathèque

Ce sont les qualités de l’actrice que veut mettre en lumière La Cinémathèque. Rendre justice à Marilyn. Loin de l’icône figée dans l’imaginaire commun. Le programme des projections, de l’exposition et des événements qui gravitent autour propose de questionner le regard que la société a projetté sur elle. L’image qu’on lui a collé, et qui l’a fait sombrer. Car la fin de Marilyn c’est aussi l’emblème de la toxicité d’un système qui broie ses stars, les façonne à l’image qu’il veut d’elles, leur impose de se plier à ses codes.

Il s’agit aussi de mettre en perspective le personnage cinématographique qu’elle a incarné. De pointer la distance entre la Marilyn à l’écran, et la femme qu’elle était en dehors des plateaux de tournage. Replacer son intime au cœur de la réflexion. Enfin, c’est questionner la question de la liberté, de l’émancipation féminine. On cite une partie de la présentation de la Cinémathèque à ce sujet :

« Monroe est traversée par toutes sortes de légendes, et sa foisonnante exégèse biographique converge vers l’irrésoluble question : quelle est la « vraie femme » derrière le sex-symbol ? »

Le partenariat avec nos élèves pour cette rétrospective Marilyn Monroe

Dans le cadre des Jeudi Jeunes, La Cinémathèque organise une visite de l’exposition avec lecture de textes qui éclairent le parcours. Et en apprennent plus sur Marilyn Monroe au public. C’est dans ce cadre que nos élèves ont eu la chance d’intervenir. 8 élèves, toutes promos confondues seront donc présents pour assurer cette lecture incarnée auprès des visiteurs d’un soir. Un travail d’interprétation enrichissant, qui leur a également permis de (re)découvrir cette icône du cinéma, qui inspire depuis des décennies les comédiens et comédiennes. Si vous souhaitez participer à cette expérience unique et voir nos talents en action, c’est gratuit et on vous donne toutes les informations ci dessous.

Et en attendant vous pouvez aussi écouter le podcast de Murielle Joudet pour La Cinémathèque, à propos du film Les Hommes Préfèrent Les Blondes, d’Howard Hawks.

Infos pratiques :

Jeudi Jeunes – Jeudi 14 Mai 2026 – de 18h à 21h

Offre gratuite, valable pour tous les 18-25 ans et les étudiants. Inscription en ligne obligatoire et présentation d’un justificatif à l’entrée du bâtiment.

LIEN DE RÉSERVATION

Dans le cadre de la rétrospective Marilyn Monroe à La Cinémathèque. Du 8 avril au 26 juillet 2026.

TOUT LE PROGRAMME

 

Marilyn Monroe in a red dress