imparato

Partenariat inédit avec Imparato !

Dans cette période morose, nous sommes heureux de vous annoncer une bonne nouvelle !

La Manufacture de l'Acteur et Imparato proposent un partenariat pour nos élèves professionnels. Nous sommes fiers du partenariat mis en place avec l'application Imparato. L'appli qui donne la réplique et qui est donc bien utile pour l'apprentissage des textes !!

Tous nos élèves ont accès à un tarif ultra préférentiel pour télécharger l'application. Une fois l'appli téléchargée, il suffit d'importer son texte, sélectionner son personnage et Imparato donne la réplique sur les scènes à travailler ! Plus besoin de quémander les services d'une âme charitable pour nous faire répéter mille fois la même réplique...

Assimilez vos textes en un rien de temps
Imparato fait répéter les comédiens où, quand et comme ils le souhaitent.

???? Répétition à l'italienne avec 8 voix de qualité.

???? Bibliothèque de 458 textes classiques en libre accès.

⚗️ Intégration de vos propres textes.

???? Partage sécurisé et synchronisation de vos textes.

Pour en savoir plus, RDV sur le site d'Imparato : https://www.imparato.io/


examen la manufacture de l'acteur

Examens 2021 : les promos en scène !

Après un premier round d'examens sur dossiers, les élèves des promotions Labiche et Mnouchkine vont enfin pouvoir défendre leurs scènes cette semaine ! Une épreuve nous tient particulièrement à cœur : celle de la mise en scène des 1A par les 2A d’un texte dialogué de 5 minutes maximum d’un auteur tiré au sort. Et cette année, les élèves de 3ème année sont aussi mis à contribution en qualité de référents. Un beau moyen de créer du lien entre les différentes promotions et de développer des affinités artistiques !


Devant un jury composé de membres de l'équipe pédagogique, les scènes des élèves vont s'enchaîner au rythme du chrono : textes dialogués, parcours libres, scènes dialoguées du répertoire de 60 à 80 mots, et surprise du chef : interprétation d’une scène imposée fournie 3 jours avant la date des examens.  C'est vilain on sait... mais l'idée est simplement de préparer les élèves aux castings afin qu'ils s'exercent à travailler des textes fournis au dernier moment.

Bon courage à tous et vive le spectacle vivant !

 


tournage la manufacture de l'acteur

Un janvier 100% ciné pour la Promo Labiche !

L'année commence derrière la caméra pour les élèves de deuxième année. Le réalisateur, monteur et comédien Laurent Dubesset a ouvert le bal avec deux semaines de training face caméra. Une intervention essentielle pour sensibiliser les jeunes comédiens à leur rapport à l'image et aux techniques de jeu face caméra.

Le directeur de casting Stéphane Gaillard a pris le relais avec une semaine de préparation aux castings. Fort de sa longue expérience des castings, il a fourni aux élèves les conseils et pièges à éviter au moment de rencontrer les professionnels de la réalisation.

Le mois cinéma s'est conclu en beauté avec deux semaines de tournage qui fourniront aux élèves un précieux matériel pour leur bande démo.

Action !!???? ????????

 


eden

Interview des élèves - Kévin Saenger

En ces temps où l'on étouffe derrière le masque, Kévin est une bouffée d'oxygène ! Une tornade d'énergie et de générosité dont l'équipe pédagogique de La Manufacture de l'Acteur se souvient encore :-) La rumeur circule d'ailleurs qu'il est la nouvelle muse de l'école...et bientôt du tout Paris !  Portrait chinois de notre mascotte franco-chilienne :

Qui es-tu ?

Kévin / Kiki / Queen K, pour vous servir. A 28 ans, je fais partie des doyens de la promo, mais je suis avant tout le rayon de soleil des salles de cours et le soupçon d’élégance de cette école. Donnez-moi un cookie et je serai votre plus fidèle ami.

Quel est ton parcours avant la Manufacture ? au sein de la Manufacture ?

Pendant 11 ans j’ai pratiqué le théâtre en amateur, sans penser en faire mon métier plus tard. Après le bac j’ai rejoint une école de commerce et arrêté le théâtre. C’est au bout de 5 ans que j’ai réalisé que ce que je pensais être un « hobby » était finalement bien plus important pour moi. En arrivant à Paris pour mon stage de fin d’études, j’ai décidé de remettre les pieds sur les planches dans un cours amateur. Puis dans le cadre de mon travail, j’ai pris le statut d'auto-entrepreneur. C’est là qu’a émergé l’idée de donner une chance à ma passion. J’ai recherché une école au programme complet, avec des horaires peu contraignants. J’ai rencontré le directeur de la Manufacture qui a répondu à mes questions, cette rencontre m’a convaincu de choisir cette école pour me former. Aujourd’hui je suis en 3ème année, et professeur pour les élèves débutants au Cours Clément. En bref, si on m’avait dit il y a quelques années que je ferai du théâtre à Paris, je vous aurais ri au nez, mais tout est possible !

Pourquoi faire du théâtre ?

Pour moi, la scène d’un théâtre est un lieu quasi-magique. On y voit la vie de personnages qu’on ne croisera jamais (ou tous les jours!) défiler sans pudeur sous nos yeux. Le théâtre est là pour nous apprendre quelque chose, c’est cette transmission de savoir et de morale que je trouve extraordinaire. On a la possibilité de partager une idée, d’éveiller des consciences. Au-delà d’un art, le théâtre est une arme. Et comme toute arme, il faut se former à l’utiliser.

Qu’est-ce que tu aimes à la Manufacture ?

La bienveillance des professeurs, le programme complet, la possibilité de réserver des salles pour répéter en dehors des horaires de cours, et la volonté de la direction de faire prendre conscience aux élèves qu’ils sont déjà des professionnels. J’apprécie énormément le fait que l’école donne également sa chance aux élèves dans le monde du travail : c’est une preuve que la direction croit en la formation qu’elle dispense (ce qui paraît évident, mais n’est pas toujours appliqué).

Qu’est-ce que l’école et/ou le théâtre t’a apporté ?

L’école m’a avant tout donné des points de référence solides à creuser. On aborde beaucoup de thématiques notamment grâce aux cours d’initiations thématiques (clown, caméra, maître d’armes, commedia dell’arte…), libre à nous d’approfondir nos connaissances dans les domaines qui nous intéressent le plus.
Aussi, à travers les examens, on a l’occasion d’expérimenter l’univers artistique d’autres personnes. La confrontation de deux mondes peut donner lieu à des rencontres formidables qui n’auraient pas été possibles dans un autre cadre que celui de l’expérimentation.

Une anecdote de théâtre au sein de la Manufacture ?

La fois où, en répétant une chorégraphie avec d’autres élèves, au mot-clé “dignité” j’ai craqué mon pantalon à l’entrejambe. Grâce et raffinement incarnés.

Un conseil à donner à ceux qui veulent rejoindre la Manufacture ?

Prenez plaisir à passer sur scène et faire vos expériences ! Le temps est compté quand on n’a que 2 ou 3 ans à passer dans une école, alors ce n’est plus le moment d’être frileux ! C’est en se confrontant à la scène qu’on découvre son univers.

Sur quoi tu aimerais progresser ou que tu aimerais explorer ?

Je souhaite progresser sur la sincérité du tragique, sans tomber dans le surjeu ou la sur-interprétation psychologique, mais en laissant la situation me guider vers une émotion juste. Et pour mon plaisir personnel, j’aimerais beaucoup jouer des personnages méchants avec un rire diabolique… Ah oui et bien sûr, j’adore jouer des personnages qui entendent des voix. Sinon dans la vie moi ça va, juré.

Quels sont tes objectifs ?

Pouvoir dire prochainement “Mes revenus proviennent à 100% de mon activité théâtrale”. Et me réveiller un beau matin en ayant épousé Hugh Jackman. D’ailleurs si quelqu’un connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît...

Portrait chinois :

Si tu étais une pièce de théâtre ? L’Actrice Empruntée de Fabrice Melquiot
Si tu étais un auteur de théâtre ? Federico Garcia Lorca
Si tu étais un.e comédien.ne ? Benedict Cumberbatch
Si tu étais un personnage ? Médée
Si tu étais un film ? Miracle en Alabama d’Arthur Penn
Si tu étais une réplique de film / théâtre ou citation ? « Si je le hais, Cléone? Il y va de ma gloire » dans Andromaque de Racine
Cinéma ou théâtre ? Théâtre
Fiction ou réalité ? Fiction
Classique ou contemporain ? Classiques revisités
César, Oscar, Molière ou Palme d’Or ? Molière d’abord, Palme d’Or ensuite pour pouvoir me pavaner à Cannes dans une robe sexy. Parce que oui, je veux porter une robe sexy sur les marches de Cannes, laissez-moi tranquille.
Comédie ou Tragédie ? Tragédie (j’ai un gros faible pour les pièces qui portent un message tragique mais dont le déroulé se prête au comique)
Monologue ou Dialogue ? Dialogue
Improviser ou suivre le texte ? Suivre le texte dans une certaine mesure, y ajouter un peu de sa patte perso !
Molière ou Shakespeare ? Shakespeare #dramaqueen


Félix Philippart

Interview des profs - Félix Philippart

Toujours d'humeur égale, tout en souplesse et vivacité d'esprit, Félix improvise comme il respire. Mais surtout il transmet sa discipline avec une ferveur communicative. Pédagogue hors pair, il insuffle le plaisir du jeu à ses élèves et les invite à être curieux de tout.
Interview avec un pilier de la Manuf'!

Quel est ton parcours professionnel et théâtral ?

Je suis originaire de Caen, en Normandie. J’ai grandi dans une famille bourgeoise qui m’a donc sensibilisé très jeune au théâtre. J’ai commencé par suivre des ateliers amateurs de théâtre et d’improvisation théâtrale à l’âge de 8 ans, où j’ai rencontré le professeur qui deviendrait mon mentor et un ami très proche, Ludovic Duchesne. Un type punk, hors de toutes conventions. J’ai continué sous son aile pendant des années. Après mon Bac, j’ai fait mes études au Conservatoire de Caen, sous la direction de Virginie Lacroix qui m’a sensibilisé aux écritures contemporaines.
Suite à la validation des mes études, j’ai immédiatement été recruté au sein d’une compagnie Normande d’improvisation théâtrale, la Compagnie Macédoine. C’est à cette même période que j’ai commencé à enseigner de manière régulière, et que j’ai découvert toute la passion que j’avais pour la transmission. Après près de 3 ans, j’ai décidé de quitter ma Normandie pour venir vivre à Paris, mais n’y possédant que très peu de contacts, j’ai choisi d’entamer à nouveau une formation professionnelle, afin de me créer ce réseau, si indispensable à notre travail. J’ai donc rejoint la Manufacture de l’Acteur, où j’ai eu comme professeurs ceux qui sont aujourd’hui mes collègues. En 2016, j’ai monté ma propre Compagnie artistique, la Cie PAF!, mêlant texte, improvisation et théâtre-forum. En 2018, je commence à travailler pour deux prestigieuses compagnies d’improvisation théâtrale : la Ligue Majeure d’Improvisation et Paris Impro. La même année, je suis engagé comme professeur de théâtre et d’improvisation théâtrale au Cours Clément et à la Manufacture de l’Acteur. Depuis, je continue d’enseigner avec passion et travaille également avec beaucoup d’autres compagnies, à Paris, en Normandie et en Nouvelle-Aquitaine, que ce soit pour des projets de mise en scène, de spectacles improvisés ou de théâtre-forum.

Comment décrirais-tu ta méthode de travail ?

Je suis irrémédiablement marqué à la fois par mes manières bourgeoises, héritées de ma famille, et par un léger état d’esprit punk, ou au moins Rock'n Roll insufflé par des personnalités comme Ludovic Duchesne, Virginie Lacroix, Rémi Chenylle, entre autres. Je me suis construit sur cette dichotomie, et c’est elle qui aujourd’hui me dicte ma méthode de travail. Il m’est insupportable de savoir que certain(e)s se sentiront toujours illégitimes à prendre la parole. Je fais donc tout ce qu’il m’est possible pour que mes élèves puissent s’approprier mes cours et ma pédagogie, qu’ils soient capables de la comprendre, de l’analyser, de l’adapter. Le plus important dans un apprentissage, c’est avant tout sa compréhension. Quel sens donner à tout cela. Je n’apporte aucune réponse à mes élèves, je ne fais que les guider, pour que leur construction professionnelle soit la plus complète possible, en tentant de leur apporter toute ma rigueur et mon exigence. C’est un métier difficile, pour lequel il faut avoir les épaules solides. Il faut donc être préparé à cela. Car ce travail, s’il est un plaisir, ne peut se dissocier d’un grand acharnement, d’une curiosité sans limites, et d’une exigence à toute épreuve, que ce soit sur un travail de texte ou d’improvisation théâtrale.

Quel est ton univers théâtral ? Les auteurs que tu aimes travailler ?

J’aime avant tout la langue française, pour ce qu’elle a de riche, de mélodieuse et d’élégante. J’ai donc un profond attachement pour le théâtre de Racine, car l’Alexandrin reste, à mon sens la métrique la plus merveilleuse, la plus précise et la plus belle de notre langue. J’y aime également ses personnages, pour leurs failles, et surtout pour leurs choix. J’aime les auteurs qui mettent en lumière la solitude, l’incompréhension, la révolte, les vices humains… Des auteurs comme Shakespeare, Carole Fréchette, Didier-Georges Gabily, Georg Büchner.
En improvisation, il nous est souvent demandé d’improviser "A la manière de" tel ou tel auteur. Il faut donc savoir trouver du plaisir à travailler tous les styles, tous les auteurs et tous les univers, pour nous les approprier par la suite.

Qu’est-ce que tu aimes dans l’enseignement ?

Découvrir mes élèves. Tout part d’eux ! Leur partager mon amour de mon métier, leur laisser la place de s’exprimer, de créer, tenter de leur inculquer la rigueur et le travail nécessaires à ce milieu. Apprendre à les connaitre, pour les aider à trouver leur manière de faire, à eux, qui leur soit propre. Il est nécessaire de comprendre qu’il y aura toujours autant de manières de faire du théâtre que de gens pour en faire. A chacun de trouver sa propre méthode. D’où l’intérêt d’une formation pluri-pédagogique, pour que chaque élève puisse choisir de s’approprier une première chose chez un professeur, une deuxième chose chez un autre professeur, une troisième chose chez un autre etc. afin de se construire sa propre méthode de travail, qui lui convienne et qu’il puisse à son tour transmettre.
Je suis très réticent aux "méthodes" toutes faites (les méthodes Meisner, Stanislavski, Brechtiennes, Johnstonniennes, Feldenkrais etc.), ou tout du moins, je suis très méfiant envers ceux qui en font parole d’évangile et les appliquent de manière rituelle, quasi sacrosainte. Ces méthodes peuvent avoir du bon, mais elles ne doivent pas être exclusives, sans quoi, l’acteur en perd toute spontanéité et toute authenticité.
Nous pratiquons un métier d’oralité, où la technique ne se trouve pas dans des livres scolaires. Il est donc nécessaire que la transmission de ce métier soit également orale et passe par la pratique. La technique est nécessaire, mais il faut savoir la dépasser. D’où l’importance de l’enseignement.

Quelles sont tes références ?

Robert Lepage, pour ses mises en scène audacieuses, esthétiques et tellement investies.

Robert Gravel, pour la vision qu’il avait de l’improvisation théâtrale et de ce que devait devenir cette discipline dans le milieu artistique. Également pour avoir accouché il y a seulement 40 ans d’un spectacle au TEM (Théâtre Expérimental de Montréal), qui aujourd’hui rayonne à l’international et est porteur de grandes valeurs humaines, artistiques et éthiques.

Meryl Streep, pour son incroyable amplitude, son intelligence de jeu, sa disponibilité évidente à ses directeurs d’acteurs, son engagement sans faille dans son travail et son plaisir à jouer, toujours palpable.

Alain Degois, dit "Papy" et Jean-Baptiste Chauvin, ainsi que l’ensemble de Déclic Théâtre, pour leur militantisme, leur passion et leur amour de la transmission.

Qu’est-ce tu aimes chez un.e comédien.ne ?  

Sa disponibilité et sa curiosité. Il faut avoir envie d’apprendre, de travailler, et être toujours prêt à évoluer. Le spectacle vivant, c’est un métier qui demande à être toujours en mouvement. Les comédiens doivent donc être prêts à être eux-mêmes en perpétuelle remise en question. Je ne cherche pas de comédien(ne) qui « fasse bien », mais plutôt quelqu’un qui « fasse le maximum ». Je n’aime pas les individualistes qui cherchent avant tout à tirer leur épingle du jeu, au détriment de leurs partenaires. Il n’est jamais question de faire une démonstration, mais bien de travailler ensemble. Ce métier, c’est toujours un sport d’équipe.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un comédien.ne ?

Sois à l’écoute, de tout, de tout le monde et tout le temps. Tu n’es jamais seul(e) et ce sont tes partenaires (qu’ils soient comédiens, techniciens, metteurs en scène, publics ou que sais-je encore) qui seront tes meilleures ressources de jeu.

Portrait chinois :

Si tu étais une pièce de théâtre ?
Hamlet. Classique, mais efficace.

Si tu étais un auteur de théâtre ?
Racine. Classique, mais efficace.

Si tu étais un.e comédien.ne ?
Robert Mitchum, peut-être…

Si tu étais un personnage de fiction ?
Antoine Doisnel. Mais apparemment, je ressemble davantage à D’Artagnan alors…

Si tu étais un film ?
"Blade Runner", de Ridley Scott. Ou "Volver" de Pedro Almodovar.

Si tu étais une réplique de film, de théâtre ou une citation ?
"Le problème avec les citations sur Internet, c’est qu’il est toujours compliqué de savoir si elles sont authentiques" - Napoléon Bonaparte

Cinéma ou théâtre ?
A jouer, théâtre. A voir, cinéma.

Fiction ou réalité ?
Réalité. Autrement, je me demande ce que nous lirions si nous vivions dans la fiction.

Classique ou contemporain ?
Les deux, pourquoi choisir ? Il y a du bon et du moins bon des deux côtés. Mais avec une légère préférence pour le classique car, du classique il ne nous reste aujourd’hui que le meilleur. Concernant le contemporain, le temps n’a pas encore fait le tri.

César, Oscar, Molière ou Palme d’Or ?
Aucun.

Comédie ou Tragédie ?
Je ne crois pas que cette distinction existe encore aujourd’hui… Il n’y a pas de tragédie sans comique et il n’y a pas de comédie sans tragique. Sinon, la mayonnaise ne prend pas.

Monologue ou Dialogue ?
Dialogue, toujours.

Improviser ou suivre le texte ?
Là, c’est Papa ou Maman… Tout dépend du spectacle d’abord, mais aussi du directeur d’acteur, du metteur en scène etc. Malgré mon amour de l’improvisation, j’aime suivre un texte. Il faut de la place pour les deux. Donc les deux, tant que c’est fait avec sérieux.

Molière ou Shakespeare ?
Shakespeare.


amandine le blond

Interview des profs - Camille Lélu

Camille est la magicienne de l'équipe pédagogique. Les visages fermés et fatigués du début de cours finissent toujours par rayonner et les corps par occuper le plateau avec une assurance insoupçonnée au sortir d'une session de danse au Studio 61. Et ce grâce à l'approche généreuse et bienveillante qu'adopte Camille pour transmettre sa passion de la danse. Mais la magicienne sait garder une part de mystère, dans la vie tout comme dans cette interview-portrait... Laissons-nous ensorceler !

Quel est ton parcours professionnel et théâtral ?

Je suis danseuse professionnelle, professeur de danse diplômée d’état, formatrice EAT, professeur Handidanse et chorégraphe.
Je suis tombée dedans petite… Fille d’un prof de français/théâtreux/musicien et d’une mère éducatrice spécialisée puis psychologue/psychanalyste.

Comment décrirais-tu ta méthode de travail ?

Avec les acteurs, j’aime travailler sur l’exploration des possibilités du corps. Comment découvrir les champs de nuances entre lâcher-prise et maîtrise, comment tendre à rendre son entité sensible et disponible à soi, à l’autre, au jeu.

Quelles sont tes références ?

Mes références chorégraphiques mêlent Pina Bausch, Ohad Nahrin, Philippe Découflé, Sidi Larbi Cherkaoui, Akram Khan, Dimitris Papaioannou, Carolyn Carlson, Crystal Pite, Damien Jalet, Hofesh Shechter et tant d’autres !!

Qu’est-ce que tu aimes dans l’enseignement ?

L’exultation de l’élève qui trouve ses propres clés.

Qu’est-ce tu aimes chez un.e comédien.ne ?

Un cocktail de justesse et d’objet brut.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un.e comédien.ne ?

De dévorer de la culture et de se nourrir de sa vie.

Portrait chinois :

Si tu étais une pièce de théâtre ? "Cyrano de Bergerac"
Si tu étais un auteur de théâtre ? Jean Cocteau
Si tu étais un.e comédien.ne ? Buster Keaton
Si tu étais un personnage de fiction ? Pierrot
Si tu étais un film ? "Cabaret" de Bob Fosse
Si tu étais une réplique de film, de théâtre ou une citation ? "Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus" Pina bausch
Cinéma ou théâtre ? Cinéma
Fiction ou réalité ? Fiction
Classique ou contemporain ? Contemporain
César, Oscar, Molière ou Palme d’Or ? Sundance
Comédie ou Tragédie ? Tragédie
Monologue ou Dialogue ? Dialogue
Improviser ou suivre le texte ? Improviser
Molière ou Shakespeare ? Molière


la manufacture de l'acteur

Examens : Phase 1 !

Cette semaine c'était rendu de dossiers pour les élèves des promos Labiche et Mnouchkine !

Il s'agit de la première phase d'examens avant les présentations de scènes du mois de février. Dans ce dossier, les élèves doivent parler de leur démarche artistique et de leurs influences. Car à la Manufacture de l'Acteur on est persuadés que "Toute vocation commence par l'admiration” comme l'écrivait si bien Michel Tournier. Il est important que les élèves sachent parler des œuvres qui les ont marquées et des artistes qui les inspirent afin de mieux définir leur univers artistique.

Un exercice essentiel qui prépare les élèves aux nombreux dossiers artistiques qui les attendent dans leur future carrière !

 


école de théâtre

Interview des élèves – Juliette Chouraqui

Ne vous fiez pas à sa taille, Juliette (aussi appelée "Choukri") est une grande ! Elle n'a cessé de nous surprendre durant sa formation au sein de la Manufacture et elle ne compte pas s'arrêter de charmer les spectateurs de sitôt.

Qui es-tu ?

Je suis Juliette Chouraqui, j’ai 24 ans et j’ai terminé ma formation à la Manufacture de l’acteur en juillet 2018. Je ne sais pas ce qu’il faut dire d’autre… Je suis petite (1m57), blonde aux yeux bleus, je fais du 37 en pointure. Je suis signe astrologique poisson, un petit être sensible d’après Cosmo.

Quel est ton parcours avant la Manufacture ? Au sein de la Manufacture ?

Avant d’arriver à la Manufacture, j’ai passé 1 an et deux mois précisément dans une école de marketing spécialisée dans le domaine de la mode. J’ai apprécié ce milieu mais un jour je me suis posée la question « Est-ce que tu penses vraiment travailler là-dedans à la fin de tes études ? ». La réponse était nette : Non. Du coup j’ai arrêté. Après ça, j’ai travaillé en missions intérimaires pendant environ 1 an tout en cherchant quoi faire. En me rappelant que le théâtre m’avait beaucoup plu plus jeune, je me décidai alors à m’inscrire sur un stage d’1 semaine, par hasard, à la Manufacture de l’Acteur. La suite est simple, j’ai adoré, je me suis inscrite à l’année.
Au sein de la Manuf, j’ai commencé toute timide mais avec beaucoup d’idées dans la tête. Quelques mois après la rentrée et en rencontrant de nouvelles personnes, je me suis retrouvée dans une compagnie créée pendant cette année : La Compagnie PAF!. Les deux années sont jonchées de rencontres avec des personnes inspirantes, de pièces montées, de textes appris et de défis à relever. Mon parcours se termine par une création de Rémi Chenylle que l’on a amenée à Avignon.
Et aujourd’hui donc après la Manuf, je suis toujours dans la Compagnie PAF ! qui grandit de jours en jours ; je joue, j’enseigne l’improvisation théâtrale et le travail de texte, je prête ma voix à de nombreux projets audio, je teste des formats différents d’impros, rencontre des personnes toutes plus inspirantes les unes que les autres et je suis fière de pouvoir regarder en arrière et me dire : j’y arrive.
Je synthétise mon parcours car il s’est passé énormément d’autres choses pour moi, ça serait très long de tout écrire… et ça reste, bien-sûr, deux belles années qui ont marqué un gros tournant dans ma vie.

Pourquoi faire du théâtre ?

Comme je le disais précédemment, je suis finalement tombée dedans presque par hasard car quand je me suis inscrite pour ce fameux stage je me disais toujours « oui ok faire du théâtre mais tu ne vas pas en faire ton métier ! Beaucoup trop compliqué, pas assez rentable … ». J’imagine que ce sont les questions classiques qu’un ou une jeune pourrait se poser.
Finalement, l’idée de faire du théâtre c’était surtout une envie d’extérioriser beaucoup de choses. Je savais que moi en scène et moi dans la vie étaient deux personnes complètement différentes et pendant longtemps j’aimais plus la personne sur scène.

Qu’est-ce que tu aimes à la Manufacture ?

J’ai beaucoup apprécié le travail avec les intervenants, leurs manières différentes de travailler et de nous bousculer.
J’ai adoré plein d’autres choses mais je décide de marquer ce que j’ai le plus aimé !

Qu’est-ce que l’école et/ou le théâtre t’a apporté ?

L’école et le théâtre m’ont permis de comprendre que j’étais capable de faire de belles choses et de les faire bien. Ils m’ont aussi beaucoup bousculée et confrontée à mes peurs. Le théâtre m’a poussé à oser plus, fermer mon cerveau à tous ces questionnements, ces hésitations et ces peurs non fondées. Le théâtre fait grandir, c’est vrai. Mais je trouve que ça ouvre un champ de possibilités énorme autant sur le plan personnel que professionnel pour tout type de personnes.

Une anecdote de théâtre au sein de la Manufacture ?

Lors d’une évaluation nous devions présenter un monologue puis un parcours libre sur une thématique il me semble. J’avais décidé d’affronter ma peur du jugement en énumérant toutes les choses qui me faisaient peur tout en me déshabillant. C’était encore un peu tôt pour moi de me déshabiller totalement alors j’avais décidé de garder juste soutien-gorge et culotte. Jusqu’ici rien de transcendant… sauf que le matin de la présentation, j’avais oublié que j’allais faire mon parcours libre donc je me suis retrouvée devant le public en soutif oui ça c’était bon mais au lieu de mettre une culotte toute simple, je portais un string qui dévoilait l’entièreté de mes fesses.
Cette anecdote sera peu intéressante pour les nudistes les plus aguerris mais pour moi c’était déjà un grand pas !

Un conseil à donner à ceux qui veulent rejoindre la Manufacture ?

Soyez à l’écoute et persévérant. Parfois ça sera dur mais je pense très sincèrement qu’il faut se faire un peu violence tant que ce n’est pas une vraie douleur profonde. Prenez plaisir à lâcher prise aussi !

Sur quoi tu aimerais progresser ou que tu aimerais explorer ?

Après la Manufacture j’ai pas mal bossé dans le milieu de la voix par plusieurs biais et j’aimerais continuer à progresser là-dedans, continuer d’apprendre à moduler ma voix et faire du doublage.

Quels sont tes objectifs ?

Continuer de me surprendre. Faire des choses encore inconnues pour moi.

Portrait chinois :

Si tu étais une pièce de théâtre ?
Les souffrances de Job – Hanokh Levin

Si tu étais un auteur de théâtre ?
Rémi De vos

Si tu étais un comédien/ une comédienne ?
Alain Chabat ou Alicia Vikander

Si tu étais un personnage ?
Mrs Smith (de Mr and Mrs Smith) pour beaucoup de raisons….

Si tu étais une réplique de film ou de théâtre ?
« Voilà ce que je propose. [SILENCE] Qu’est-ce que vous en pensez ? » C’est toujours mieux quand c’est Jean Rochefort qui le dit….

Ciné ou théâtre ?
Les deux mais s’il faut absolument choisir : théâtre

Fiction ou réalité ?
Réalité

Classique ou Contemporain ?
Contemporain je crois

César, Oscar, Molière ou Palme Or ?
Je ne crache sur aucun mais Molière

Comédie ou Tragédie ?
Comédie

Monologue ou Dialogue ?
Dialogue

Impro ou suivre le texte ?
Ça dépend des situations mais improviser aide bien.

Molière ou Shakespeare ?
Shakespeare avec une bonne traduction


Clémence Carayol

Interview des profs - Clémence Carayol

En plus de sa casquette de professeure d'interprétation, Clémence est la Directrice pédagogique de la Manufacture de l'acteur. La solidité de la formation à la Manufacture doit beaucoup à son investissement sans faille et à sa recherche permanente de cohérence et de complémentarité entre les différents enseignements délivrés par les intervenants. Cela demande beaucoup de temps, de communication...et de talent évidemment !

En tant que professeure d'interprétation, son exigence et sa grande bienveillance ont été saluées par toutes les promotions qui ont eu la chance de l'avoir en cours. Comme tous nos intervenants, Clémence mène de front enseignement, direction pédagogique et projets au sein de sa compagnie "Et plus si affinités..." Et avec tout ça, elle trouve le temps de répondre à notre interview. Puisqu'on vous dit que c'est la Wonder Woman du théâtre !

Quel est ton parcours professionnel et théâtral ?

J’ai suivi une formation de comédienne, puis de mise en scène, à Lyon et aux Ateliers du Sudden à Paris. J’ai créé ma Cie de théâtre en 2005. J’ai été également formée à Londres, au contact de metteurs en scène de la Shakespeare Cie et de réalisateurs de la BBC. Ma Cie a actuellement 3 spectacles qui tournent en France et pays frontaliers. Nous en sommes à notre 10ème Festival d’Avignon et ma dernière création "Jouliks", a reçu le Prix des Coups de Cœur de la Presse l’année dernière. Je suis actuellement en train de préparer la création de deux projets : un shakespearien et une pièce originale. Mais chut… c’est encore un secret ! Et je suis Membre de l’Académie des Molières.

Comment décrirais-tu ton travail / ta méthode ?

Il s’agit de permettre à chacun de s’épanouir dans la pratique théâtrale en faisant découvrir aux élèves les outils et techniques qui seront leurs meilleurs alliés tout au long de leur parcours professionnel. Je n’aime pas le terme de « professeur », nous ne délivrons rien d’exhaustif, c’est un échange de pratiques, un accompagnement et chaque élève comédien se fera sa propre boîte à outils en fonction de ce qui lui sera utile. J’aime travailler sur la discipline du corps, la connaissance de son instrument de travail, de sa voix, de son regard, pour pouvoir l’utiliser dans son plein potentiel. Se connaître soi-même et connaître ses limites : deux bases pour évoluer sainement dans notre métier. Après un échauffement poussé, chaque cours est consacré à un point technique, toujours illustré à travers des exercices de recherche, de laboratoire, avec ou sans support de texte.
Je prends grand soin du bien-être de chacun et de l’ensemble du groupe en portant un regard attentif et bienveillant sur l’ensemble de mes élèves. J’aime les pièces chorales où tout le monde est sur le plateau, les grands ensembles, les effets de groupes : souvent magnifiques au plateau, ils permettent de passer le plus de temps possible sur scène. Je travaille avec différentes méthodes : les outils du théâtre shakespearien, le travail des alexandrins, travail sur la corporalité du personnage et beaucoup de techniques propres à la création de personnages. Une de mes marottes.

Quel est ton univers théâtral ? Les auteurs que tu aimes travailler ?

J’aime travailler les pièces qui permettent une mise en scène chorale. Parce qu’ainsi tous les élèves participent et sont le plus souvent possible au plateau et parce que l’énergie de groupe est décuplée. J’aime les univers sombres, shakespeariens, les trames complexes, les personnages tout en nuances. Shakespeare donc bien sûr, et aussi les auteurs anglo-saxons comme Bond, Pinter ; les auteurs germaniques, Wedekind, Brecht, Martin Sperr, qui plantent leurs intrigues dans des univers noirs et glauques. Les compositions de personnages se révèlent magnifiques à élaborer dans ces pièces ! J’aime aussi les alexandrins, pour leur musicalité et le formidable terrain de jeu et d’apprentissage qu’ils permettent d’explorer.

Qu’est-ce que tu aimes dans l’enseignement ?

J’aime transmettre les techniques que j’ai eu le bonheur d’expérimenter à travers mon parcours, en France et en Angleterre. J’aime donner les outils et techniques pour voir progresser un comédien, esquisser un personnage puis l’incarner, le voir prendre confiance en son potentiel de création, puis le voir, le jour de la première, se mettre corps et âme au service d’un rôle, d’un personnage, d’une œuvre, d’une troupe. C’est ce parcours depuis le premier cours jusqu’à la représentation que j’aime à voir et à accompagner.

Quelles sont tes références ?

Peter Brook, Yoshi Oida, Mihail Tchékhov (travail sur la mécanique du corps de l’acteur et le Monologue Interne), Kenneth Branagh.

Qu’est-ce tu aimes chez un.e comédien.ne ?

La mise en danger sur un plateau, le lâcher prise, ce moment exaltant où on réalise qu’une fois les techniques maîtrisées, on peut incarner totalement un personnage en se libérant des contraintes et du regard de l’autre, ce moment où l’on sait qu’on ne joue pas pour le public mais avec le public. J’aime ces moments de transcendance où un comédien s’est tellement approprié le texte, le volume et la gourmandise des mots, que la magie opère et que nous perdons toute notion du temps afin de ne nous concentrer que sur l’instant scénique.

Quel(s) conseil(s) tu donnerais à un.e comédien.ne ?

Se détacher du regard de l’autre. Afin de pouvoir révéler sa vraie nature de jeu ! Et s’amuser sur scène ! La phase d’apprentissage est faite de remises en question : on réapprend à appréhender son corps, sa voix, sa gestuelle, ses émotions. Il faut donc accepter de tester les limites de son instrument, sous les regards bienveillants, et d’essayer, de « bouffer du plateau », comme on dit dans notre jargon. « Essayez, plantez-vous, essayez, plantez-vous encore. Echec positif », comme disait Samuel Beckett.

Portrait chinois :

Si tu étais une pièce de théâtre ?
"Cyrano de Bergerac" pour la virtuosité d’écrire et la beauté, la musicalité hallucinante du texte.
Si tu étais un auteur de théâtre ?
Shakespeare
Si tu étais un comédien / une comédienne ?
Emma Thompson
Si tu étais un personnage ?
Béatrice dans "Beaucoup de bruit pour rien"
Si tu étais un film ?
L’adaptation de "Beaucoup de bruit pour rien" par Kenneth Branagh
Si tu étais une réplique de film / théâtre ou citation ?
« Vise en dessous de la ligne de flottaison sinon le bateau il coule pas. Et puis profites-en l’équipage est bourré. » Depardieu dans Tenue de soirée
Cinéma ou théâtre ?
Théâtre
Fiction ou réalité ?
Les deux mon capitaine ! L’une nourrissant l’autre et réciproquement !
Classique ou contemporain ?
Classique
César, Oscar, Molière ou Palme d’Or ?
Les récompenses ne sont pas une fin en soi...
Comédie ou Tragédie ?
Tragédie
Monologue ou Dialogue ?
Monologue. On en apprend souvent beaucoup plus sur l’intimité des personnages…
Improviser ou suivre le texte ?
Suivre le texte en se réinventant à chaque fois !
Molière ou Shakespeare ?
To be or not to be… that’s the question….


Les Caprices de Marianne

Interview des élèves – Louis Carlier

Aujourd'hui un pilier de l'école nous fait l'honneur de se prêter à l'exercice de l'interview. Louis Carlier a suivi deux ans de formation à la Manufacture de l'acteur et fait maintenant partie d'un projet de troupe avec d'anciens élèves de promo. Ses mythiques pulls de Noël sont à son image : réconfortant et décalé !

Qui es-tu ?

Louis Carlier. Si vous allez sur le site de la Manufacture de l’acteur, je suis celui qui, le jour de la prise de la photo, s’est rasé la barbe (erreur n°1) et ne s'est pas coupé les cheveux (erreur n°2), merci de ne pas me juger, mon Facebook me fera plus honneur, dans les limites du possible.

Quel est ton parcours avant la Manufacture ? au sein de la Manufacture ?

Avant d’arriver à la Manufacture de l’acteur, j’étais dans un domaine sans lien avec le monde du théâtre ou le monde de l’art en général. J’ai fait une école d’ingénieur, jusqu’au bout, j’ai mon joli diplôme et j’y tiens. Mais j’ai décidé après cette formation de faire un virage à 360° et de me lancer dans le théâtre. Et l’histoire avec la Manufacture de l’acteur a alors commencé !
J’ai fait deux ans de formation à la Manufacture, formation intense et complète, et actuellement avec 4 camarades de formation nous formons la 3ème année de la Manufacture qui s’apparente plus à une compagnie qu’à une année de formation à proprement parler.

Pourquoi faire du théâtre ?

Le début de cette réflexion était vraiment du côté de la découverte, comprendre ce que c’était que de monter sur scène, préparer une représentation et travailler dans un domaine artistique. Travailler avec son corps, sa voix et sa créativité était aussi l’un des principaux facteurs motivant cette décision.

Et la découverte a très vite donné lieu à un véritable plaisir. A ce moment « faire du théâtre » est devenu un véritable projet de carrière. Quoi de plus excitant que de pouvoir vivre du théâtre et donc de ce qu’on aime ?

Qu’est-ce que tu aimes à la Manufacture ?

La principale chose appréciable à la Manufacture de l’acteur est la richesse du cursus, la complémentarité des cours et des enseignants.

Mais aussi la richesse des élèves, il n’y a pas un format type du « manufacturien » (petit surnom pas forcément stylé des élèves). Donc chacun apporte sa personnalité et ses forces.

Et aussi les multiples représentations, et surtout le mois au Festival d’Avignon offre une belle opportunité de monter sur scène dans un cadre professionnel, et ainsi d'avoir une formation réellement professionnalisante.

Qu’est-ce que l’école et/ou le théâtre t’a apporté ?

Pour toute école de théâtre le plus grand apport pour ses élèves est finalement… ses élèves. Toutes ces rencontres qui sont autant de possibilités de projets. C’est cela que m’a apporté l’école. Le théâtre, lui, a encore tout à m’offrir. Je compte sur lui.
Mais je me dois aussi de remercier la Manufacture pour avoir rencontré la plus jolie fille du monde, merci.

Une anecdote de théâtre au sein de la Manufacture ?

En fin de deuxième année lors du Festival d’Avignon, nous avons joué « les Caprices de Marianne » de Musset. Un jour ma sœur vient nous voir sur scène, grande joie pour moi, joie qui retombe vite lorsqu’en sortant de scène après 20 minutes, je me rends compte que ma braguette est joliment ouverte. Un léger décalage avec la poésie des textes de Musset.

Un conseil à donner à ceux qui veulent rejoindre la Manufacture ?

Un conseil : si vous êtes réellement motivés, foncez ! Tout est réuni à la Manufacture pour se former et avoir les outils pour devenir un artiste complet.
Mais le plus important c’est de vous lancer si vous êtes prêt à travailler, car il faut bosser et bosser encore, le théâtre peut être un amusement incroyable, mais cela passe par beaucoup de travail, mais croyez bien que cela vaut le coup.

Sur quoi tu aimerais progresser ou que tu aimerais explorer ?

J’aimerais vraiment m’essayer au seul en scène, le modèle de théâtre conférence, je pense, pourrait me plaire. Mais pour l’instant je suis épanoui en travaillant en groupe.

Quels sont tes objectifs ?

Je suis actuellement dans le montage d’une pièce avec 4 autres anciens de la Manufacture, dans le cadre de la troisième année.
En parallèle avec la PAF !, compagnie d’improvisation professionnelle, je joue chaque mois à Paris et parfois en province.
Durant mon temps libre je m’essaie aussi à l’écriture, mais l’avenir nous dira si vous en entendez parler !

Portrait chinois :
Si tu étais une pièce de théâtre ?
« L’Eveil du printemps », de Frank Wedekind (je suis né un 21 mars donc bon)

Si tu étais un auteur de théâtre ?
Corneille, mais je serais mort du coup, donc pas le meilleur choix peut-être.

Si tu étais un comédien / une comédienne ?
Gérard Depardieu, pour l’amour de la bonne chair, pour ce qui est de la carrière comme on dit inch’allah.

Si tu étais un personnage ?
Zorro, 11 ans d’escrime ça laisse des traces…

Si tu étais un film ?
« Garden State » de Zach Braff, avec Nathalie Portman, à voir donc.

Si tu étais une réplique de film / théâtre ou citation ?
« Offensive, je choisis la solution offensive », je ne donne pas la provenance, il y a des choses qu’il faut connaître.

Cinéma ou théâtre ?
Théâtre mais j’espère que Tarantino ne m’en tiendra pas rigueur.

Fiction ou réalité ?
Réalité

Classique ou contemporain ?
Contemporain, arrêtons de nous mentir avec « oh le classique peut être très actuel »...oui ben le contemporain c’est actuel.

César, Oscar, Molière ou Palme d’Or ?
Deuxième place au concours de mime du camping de Mulhouse, il n’y a pas de petite récompense.

Comédie ou Tragédie ?
Comédie, je rigole peu avec les tragédies.

Monologue ou Dialogue ?
Dialogue, plus simple pour les trous de texte.

Improviser ou suivre le texte ?
Suivre le texte, un peu de respect pour les auteurs ils ont bien bossé (la plupart), et suivre le texte ne veut pas dire ne pas s’adapter aux événements.

Molière ou Shakespeare ?
Je connais pas désolé…