Portrait d'élèves - Hanaé Carmant

Cette année, on a décidé de vous présenter nos élèves de 3e année. C'est l'occasion de faire le bilan sur leur entrée dans la vie de comédien. Découvrez la troupe qui emmènera leur spectacle au festival d'Avignon 2022 ! Pour ce premier portrait, accueillons Hanaé Carmant !

 

Comment as tu croisé la route du théâtre ?

J’ai commencé le théâtre en première, où j’étais en filière L spécialité théâtre. C’est là que j’ai découvert ce que c’était que jouer, aller voir des pièces de manière régulière, apprendre les textes et les comprendre surtout. Et en post-bac, je me suis inscrite en licence théâtre à la Sorbonne-Nouvelle. C’était beaucoup de théorie donc j’ai eu envie de me diriger vers une école de pratique. Et maintenant je suis en troisième année. 

Quels sont les objectifs pour la suite ? 

Faire du théâtre, je suis beaucoup plus intéressée par le théâtre que par le cinéma ; et puis peut-être créer une compagnie, en tout cas, travailler ensemble. J’ai commencé l’école pour ça, j’aime le théâtre parce qu’on compte les uns sur les autres. Donc le but ce serait de créer une compagnie, faire des projets et surtout de s’amuser. 

Est-ce que tu peux nous parler de la pièce que vous avez emmenée à Avignon l’année dernière ? 

Les Tracasseries domestiques, de Goldoni, c’est une pièce qui se passe en Italie dans les années 60, où en tout cas c’est comme ça qu’on a choisi de la transposer. Tout part d’une dispute en le serviteur et la servante d’un comte et d’une comtesse. Ces serviteurs vont créer la pagaille entre leurs maîtres et tous les habitants de la maison.

Quel personnage jouais-tu? 

Je jouais Brighella, le serviteur du comte dans l’une des distributions, et dans l’autre Florindo, le futur mari de la fille de la comtesse. 

Lequel tu as préféré ? 

Brighella, parce que c’est un personnage qui ne me ressemble pas beaucoup. Le fait que ce soit un homme, puisque les genres sont inversés, a été particulièrement intéressant à travailler, dans la corporalité du personnage. Il fallait créer quelque chose de complètement différent dans la manière de parler, de se mouvoir. Et c’était super de pouvoir jouer avec Victor qui jouait la servante et d’explorer les relations entre ces deux personnages.

Comment as tu approché le fait de devoir jouer un homme ? 

C’est parti vraiment du corps, parce que même si on travaillait sur le texte, l’enjeu c’était de comprendre sa manière de marcher, et le placement du corps, comment il s’ancre. Le reste est venu après. J’ai pris beaucoup d’inspirations dans des films de gangsters puisque la mise en scène parlait de la mafia italienne. 

Est-ce que tu as eu des surprises à Avignon, des choses auxquelles tu ne t’attendais pas ? 

Je dirais la vie en communauté. On se rend compte avec qui on s’entend vraiment et avec qui ça va être plus compliqué. Et en même temps je dirais, à quel point on peut former un groupe solide, et compter les uns sur les autres, ça a été une très bonne surprise. Aussi, en jouant autant de fois le même texte, à quel point on peut se surprendre soi-même, surprendre les autres et se laisser surprendre.  À un moment, on réalise qu’il faut sortir de sa zone de confort, constamment, parce que quand tu réussis à faire quelque chose de différent des autres soirs, c’est les moments où tu es le plus fier de toi, même si ça n’a pas forcément marché comme tu le voulais. 

Comment est-ce qu’on gère la vie en communauté pendant un mois? 

Il faut mettre son égo de côté, et apprendre à ravaler sa fierté. On a beaucoup communiqué, dès qu’il y avait des soucis, on se forçait à en parler. Mais à l’inverse, il faut aussi savoir respecter l’autre et ses besoins de solitude. C’est une vraie balance à trouver entre les moments ou il faut parler parce que c'est important pour le groupe et pour soi et les moments où il faut respecter le silence des autres et quand ils se mettent à distance. 

Quel conseil aurais- tu donné à ton toi du passé avant de partir pour Avignon ? 

De s’écouter, parce qu'à vouloir essayer de remplir tous les rôles, que ce soit sur le plateau, pendant les parades, et dans ta vie privée, tu peux vite être submergé. C’est tellement de choses à gérer qu’il faut savoir se reposer et y aller plus doucement. Il faut s’épargner aussi. C’est à dire ne pas penser qu’on est à Avignon et que comme c’est un moment à vivre, il faut tout faire sans exception. C’est un marathon et non un sprint donc il faut savoir durer sur la longueur. 

Comment c’était comme expérience pour toi finalement ? 

J’ai adoré, c’était incroyable et je le revivrais avec grand plaisir. Malgré tout, j'appréhende plus de choses parce que je sais à quel point ça peut être fatiguant. Mais jouer le même texte tous les soirs, ça ne m’a pas du tout dérangée, j’étais triste de laisser le personnage et la pièce à la fin. Et le rapport au public est incroyable, quand tu as des coups de mous et que tu vois le public le soir qui est là pour venir te voir, ça te donne tellement d’énergie. 

Est-ce qu’une rencontre t’as marqué ? 

Je ne dirais pas une rencontre mais en général, rencontrer des gens du métier, qui vivent le même moment que toi, avec tous les problèmes que ça peut engendrer et en même temps l’euphorie qui est dans toute la ville, où il se passe tout le temps des choses. Ça donne l’impression d'une immense troupe avec des gens que tu recroises au fur et à mesure des parades et des représentations.

As-tu un moment préféré ? 

Les moments que j'aimais le plus, je crois, c’est avant de jouer : ce petit rituel où l’on s’échauffe un peu dans notre coin avant de tous se rejoindre pour des exercices collectifs pour recréer cet esprit de troupe et être soudés juste avant de rentrer sur scène. Ça fait vraiment la différence. 

Des attentes pour l’Avignon de cette année ? 

Jouer une femme, la plus sexy du monde ! C’était trop bien de jouer un homme mais j’ai envie d’autre chose. Et j’espère que ça se passera encore mieux que l’année dernière. 

Quels sont les projets pour cette année ? 

Profiter de la dernière année de la Manufacture à fond ! 

Un mot de la fin ?

One, two, three, viva Goldoni ! 

 

On espère que vous avez aimé rencontrer Hanaé, on vous retrouve très vite avec un nouveau portrait d'élèves !


Une petite histoire du théâtre - le XVIIe siècle

Il est impossible de résumer un une page tous les mouvements qui ont jonché le théâtre tel que nous le connaissons aujourd’hui. Mais pour vous empêcher de passer pour des incultes, on a créé La petite histoire du théâtre. En un article, on vous décrit les principales caractéristiques et évolution du théâtre dans chaque époque. Aujourd'hui, on se concentre sur le XVIIe siècle. Alors à vos stylos !

Le XVIIe siècle : siècle du théâtre

Ce siècle prolifique nous a donné des auteurs incontournables tels que Molière, Corneille et Racine.  On y voit deux courants s’affronter : baroque et classique, chacun s’opposant à l’autre sur les caractéristiques qui lui sont propres. 

 

Le théâtre baroque

Le baroque apparaît au début du siècle. Inscrit dans une période de grande instabilité politique, il développe le concept de vanité (comprendre ici le rapport qu'entretient l’homme avec la mort). Mais aussi celui d'un mouvement permanent, qui se traduit par des intrigues multiples. L'esthétique du théâtre baroque est ostentatoire, affriolante. On développe le concept d'accumulation par les lieux et les temporalités multiples, et des décors surchargés. On utilise également les illusions et les artifices pour amener au-delà du rationnel. En opposition totale avec le très codifié théâtre classique, le théâtre baroque mélange thèmes et genres, comédies et tragédies, dans un refus des contraintes évident. 

Le théâtre classique

Le théâtre classique suit le mouvement artistique populaire à la Renaissance. On redécouvre l’Antiquité, et avec elle le théâtre grec et romain. On s’inspire de ces œuvres pour créer les règles de ce nouveau courant. La première : la règle des trois unités. Elle impose que le sujet traité par une pièce ait lieu en 24 heures, se passe dans un seul lieu, et soit uni par une cohérence forte (on oublie les intrigues multiples). Puis, une deuxième règle interdit la présence de scène choquante ou la vision du sang au sein d’une production dramatique : c’est la règle de bienséance. Quant au thèmes, nous sommes très souvent en présence de sujets issus des mythologies grecque et romaine. Les protagonistes sont de grands héros, rois et reines antiques.

Finalement, en plaçant la tragédie comme genre “noble”, on exploite la notion de catharsis, la purgation des passions. On considère que le spectateur, en étant touché par ce qui se déroule sur la scène, est plus à même d’évacuer ses propres péchés, désirs interdits.

 

Les dramaturges incontournables de cette époque

Si Racine est le représentant par excellence du théâtre classique, Molière et Corneille ont au long de leur carrière oscillé entre les courants baroques et classiques. Dans l'œuvre de Molière, Dom Juan fait figure de modèle du théâtre baroque, et l’on peut également mentionner Tartuffe. Pour Corneille, on pensera à L’Illusion Comique et au Cid. En Espagne, Calderon est un parfait exemple du théâtre baroque. De même, on peut considérer que certaines œuvres de Shakespeare s'apparentent à ce mouvement. 

Quant à leur époque classique, Corneille, avec Cinna, Polyeucte ou Pompée, propose de magnifiques tragédies classiques. Et Molière, plus versé dans la comédie, propose avec Le Malade Imaginaire, L'Avare ou encore L'Ecole des femmes et Le Médecin malgré lui, un certains nombre d'œuvres que l'on peut inscrire dans ce courant.


La Boîte à outils du comédien : Les bons plans

Cette année, notre directrice pédagogique nous a préparé un programme aux petits oignons. Mais entre les places de théâtre, les livres à acheter et les salles de répétitions, la vie d’apprenti·e comédien·ne peut vite coûter cher. Alors nous, on a cherché tous les bons plans pour que vous puissiez vous exercer sans ruiner votre compte en banque.

Quoi, vous achetez encore vos livres ?

Bibliothèque pile de livres alt="">

La première étape de notre travail, c’est de … lire ! Le texte est à la base de notre pratique. Et s' il y a une dépense que l’on peut éviter, c’est bien de devoir acheter toute la collection des œuvres de Molière, où la pièce contemporaine hors de prix du dernier auteur en vogue. 

Il y a avant tout les lieux classiques, comme les Bibliothèques de Paris dont l’inscription est gratuite (même pour les non parisien·nes) . On conseille notamment les bibliothèques Oscar Wilde et Claude Lévi Strauss qui proposent une grande sélection d’ouvrages parlant du spectacle vivant. La Bibliothèque Nationale de France et la plateforme ARTCENA, destinée aux travailleurs des arts du spectacle, possèdent des archives à la fois manuscrites, sonores, et audiovisuelles. Certaines structures comme le CNSAD et l’Odéon donnent accès à leurs collections de livres et d’archives, que vous pouvez consulter sur place, en prenant rendez-vous.

Mais sans vous déplacer, vous pouvez également avoir accès à une collection d'œuvres tombées dans le domaine public, en ligne, via le site Libre Théâtre ou Théâtre Gratuit. Quant au site Dramaction, il vous propose une liste de plateformes où vous pouvez trouver des textes pour vous exercer.

Quand on est jeunes, le théâtre c'est moins cher  !

Toutes les places à petit prix :

Oui, aller au théâtre, ça peut parfois être un coût conséquent. Mais en tant qu’étudiant, il y a de multiples possibilités pour avoir accès à des places à des tarifs avantageux. C'est le moment de noter tous nos meilleurs bons plans !

comédie française

Le théâtre public se mobilise en proposant à la Comédie-Française tout d’abord, pour chaque représentation de la Salle Richelieu, des places à 5 € en visibilité réduite. Elles sont disponibles une heure avant le début de la représentation, sans réservation. Rendez-vous au Petit Bureau (guichet extérieur rue de Richelieu) pour pouvoir les demander. Le Petit Bureau propose également tous les lundis des places offertes aux moins de 28 ans. Vous pouvez les obtenir une heure avant le début de la représentation, en échange d’un justificatif. Cette action est limitée à 1 place par personne dans la limite des places disponibles. 

L’Odéon rejoint la Comédie-Française en proposant 100 places offertes chaque jeudi pour les 18-28 ans. Chaque jeudi à 14h00, un code promotionnel est mis en ligne pour le jeudi suivant ( le lien ici ). Deux heures avant chaque représentation, des places en 4e séries sont disponibles au guichet au tarif de 6€. Attention, elles sont en visibilité réduite !

Pour ce qui est des théâtres privés, vous avez la possibilité pour les moins de 26 ans de réserver au téléphone ou au guichet des théâtres des places à 10€ en 1ère ou 2ème catégories, et ce, dans tous les théâtres adhérents à l’ASTP (Association Pour le Soutien du Théâtre Privé). Ces places sont généralement proposées pour les représentations des mardis, mercredis et jeudis, dans la limite des disponibilités.

Aller au théâtre, mais de ton canapé :

Si le spectacle vivant, c'est avant tout l'expérience de la scène, et des comédien·nes transi·es devant nous, il existe beaucoup de captations que vous pouvez voir et revoir gratuitement. Les archives des bibliothèques et centres culturels vous y donnent accès dans un premier temps, mais le site du Théâtre Contemporain et dans l’émission “Au Spectacle chez soi” sur France TV vous permettent de les regarder de chez vous.

Toutes les bonnes adresses pour des salles de répétitions à moindre coût ! 

Difficile entre son lit et sa table basse de monter du Shakespeare ou du Marivaux.  Notre 10m2 parisien ne nous permet pas toujours d’exploiter tout notre potentiel. Mais les espaces de répétition ont un coût, et souvent conséquent ! Alors on a fait la liste de tous les meilleurs bons plans pour répéter à petit prix.

Le meilleur de tous les bons plans c'est le 104 qui propose à tous d’utiliser gratuitement le grand hall comme espace de création. Malgré le bruit et un peu de monde, c'est une bonne adresse pour répéter. Notre astuce suivante s'adresse aux apprenti·es comédiens et comédiennes qui cumulent cours de théâtre et licence en facultés. Rapprochez-vous du Bureau de la Vie Étudiante ou du Bureau des Arts de votre établissement. Ils peuvent vous obtenir un espace de travail !

Certes, ces solutions ne sont pas toujours possibles. Et comme louer une endroit pour travailler peut vite être cher, on s’est dit qu’il était temps de faire une liste de tous les bons plans de salles à louer sur Paris, accessibles aux petites bourses :

  • Le bar des Initiés, 84 Rue Championnet (18e) propose l’accès à une salle de répétition en échange d’une consommation. On vous conseille d’appeler avant 12h pour vérifier les disponibilités ;
  • scène de théâtre salle de répétitions alt="">L’ABC Théâtre vous propose de louer sa salle pour 5€/heure ;  
  • Le Théâtre Pixel est disponible pour 8€/heure ; 
  • Le Shakirail a pour ambition de proposer des lieux accessibles à tous les artistes pour 2,5€/heure ;
  • Le Théâtre de Verre est un lieu de répétition dont les salles peuvent être louées pour 9€/heure ;
  • La Villa Mais d’Ici à Aubervilliers offre la possibilité de réserver des salles à la journée pour une trentaine d’euros ;
  • Pour 30€, le 100ecs vous donne accès à une salle pour 4h ;
  • La Cité internationale des arts a mis en place un forfait mensuel de 50h de répétitions à 67€.  C’est le moment idéal de se cotiser à plusieurs pour préparer vos examens ou répéter votre spectacle. 

Cette fois plus d'excuses ! Vous savez tout ce qu'il y a à savoir pour devenir des comédien·nes hors pair... Et vous préparer à remporter un Molière ! Dans un prochain article, après nos meilleurs bons plans, on vous donnera tous les plus chouettes livres et podcasts pour faire grandir votre artiste intérieur...


8 questions à la directrice pédagogique de la Manufacture

Curieux d’en savoir un peu plus sur l’équipe pédagogique de la Manufacture de l’Acteur ? Nous avons posé quelques questions à Clémence Carayol, la directrice pédagogique. Vous allez voir, on a passé pas mal de sujets en revue...

Être la directrice pédagogique de la Manufacture de l’Acteur, en quoi est-ce que cela consiste ?

C’est un poste très complet : il s’agit d’élaborer le programme et les plannings des 3 années en concertation avec le directeur et l’équipe pédagogique. Afin de s’assurer de la cohérence de la ligne pédagogique sur les 3 ans du parcours.

Je m’assure également du contenu des cours, de leur bon déroulement tout en étant à l’écoute des élèves et de toute l’équipe pédagogique. Je travaille pour cela en étroite collaboration avec la direction.

Mon poste s’étend par ailleurs à un travail de veille sur l’activité des écoles de théâtre à Paris et en France. Je gère aussi le rayonnement de l’école par le développement de partenariats.

Tout en restant disponible pour les éventuels impondérables tout au long de l’année, surtout dans la période que nous traversons ! Le but étant de toujours faire mieux d’une année sur l’autre avec notre belle équipe !

Qu’est-ce qui te plaît le plus et le moins dans ce rôle ?

Ce qui est le plus agréable est sans conteste le dialogue et l’échange avec les élèves et l’équipe pédagogique.
Construire un programme pédagogique reste également un exercice passionnant ! Surtout parce que notre directeur Grégory, tous nos professeurs et moi, avons à cœur de construire l’école de théâtre que nous aurions rêvé d’avoir.

Je ne vois pas vraiment de côté négatif dans mon poste; je le construis afin que tout me plaise dans cette fonction et que je puisse l’incarner dans le confort et la confiance.

 

Selon toi, quelles qualités faut-il avoir pour devenir comédien.ne ?

Il faut faire preuve d’une grande adaptabilité en fonction des équipes avec lesquelles on travaille.
La créativité est essentielle : il faut d’ailleurs être force de propositions sur le plateau. La pleine conscience de ce que l’on est demeure un atout majeur : connaître au maximum son instrument de travail pour pouvoir l’utiliser au mieux et le mettre au service de chaque rôle.

Et pour être un.e bon.ne professeur.e d’interprétation ?

Écoute et intuition sont des qualités indispensables pour être un.e bon.ne professeur.e d’interprétation : c’est notre rôle de déceler le caractère et la nature de jeu de chaque comédien.ne, et d’être capable de les guider.

L’envie de transmettre dans la générosité et de partager cette discipline doivent aussi nous animer.

Être capable d’encourager la curiosité et la « gourmandise » d’être sur le plateau offre aux élèves la motivation et le lâcher prise nécessaires à leur formation d’artistes.

 

Quel est ton objectif principal en tant que professeure d’interprétation ?

Plus qu’un objectif, disons que notre mission est de permettre à chaque comedien.ne de se révéler à lui-même ou elle-même, dans son originalité.

Il s’agit aussi de guider les comédiennes et comédiens à se découvrir pour ensuite composer un personnage avec les outils et techniques qu’ils auront acquis au long du parcours.

 

 

Un mot sur les atouts de l’école ?

Les atouts de la Manufacture de l’Acteur pourraient se décliner en trois points : 

  1. L'exigence : la formation demande du travail, de la discipline et de la rigueur ;
  2. Le plaisir : toujours restituer l’amusement, le côté ludique pour transmettre et enseigner; nous encourageons les élèves à se jeter à l’eau, à se sentir vivants et habités sur un plateau ;
  3. La variété : notre école propose un cursus riche et complet; tous les intervenants et professeurs sont des professionnels en activité. Un atout de taille!


Ta pièce ou ton œuvre favorite ?

C’est tellement dur d’en choisir une seule ! (rires)

Je vais vous donner mon top 3 : 

  1. Hamlet de Shakespeare, pour le côté intemporel de l’histoire ;
  2. Scènes de chasse en Bavière de l’auteur Martin Sperr, pour la modernité du propos ;
  3. My Fair Lady de George Bernard Shaw, pour la jubilation pétillante de cette comédie romantique.


Des projets, des actualités de ton côté à partager avec nous ?

Oui, les mois à venir s’annoncent chargés !

J’ai un projet de tournée avec ma compagnie sur une pièce créée en 2019 à Avignon, et pour laquelle nous avons reçu le Grand Prix des Coups de Coeur de la Presse.

En tant que metteur en scène, je prépare aussi 2 créations dont MacBeth, et en tant que comédienne je travaille sur 2 projets également, mais encore un peu confidentiels.

La suite au prochain épisode !


Les répétitions des 2 promos de la Manufacture de l’Acteur

À la Manufacture de l’Acteur, les fins d’années sont toujours chargées car les spectacles des différentes promos se préparent.

Une fois n’est pas coutume, nous vous emmenons avec nous dans les coulisses de l’école. Suivez-nous pour assister - en catimini - aux répétitions des élèves, et en savoir un peu plus sur les examens qui arrivent !

Les répétitions de la promo Mnouchkine...

Ah la promo Mnouchkine, les premières années de la Manuf’...
Le 3ème trimestre marque pour eux les premiers pas sur scène, avec notamment 2 objectifs :

  • Mener à bien un projet collectif ;
  • Trouver la discipline et le plaisir dans le rythme des répétitions ;

Le tout en vue de présenter un spectacle dans un grand théâtre parisien. Mis en scène avec un niveau d’exigence professionnelle, les élèves ont ainsi l’opportunité de s’interroger sur les problématiques techniques et artistiques de mise en scène d’un texte.
S’il y a des parties chantées et dansées dans le spectacle, ce sont les professeurs de chant et de danse qui interviennent.

Façades, le spectacle de fin d’année des premières années

Avec “Façades”, les élèves de la promo Mnouchkine s’approprient 7 pièces courtes, de 3 auteurs anglo-saxons (les américains Neil LaBute et Israël Horovitz, et l’australienne Joanna Murray Smith).

Au programme : observation et description des névroses et contradictions de leurs contemporains, et mise en scène de leurs comportements dans diverses situations, un mariage, une file d’attente, ou encore un marathon.
Le tout de manière humoristique et acide, pour révéler le vrai visage des personnages derrière les sourires et attitudes de façade qu’ils présentent en société.

Ce spectacle sera joué par la promo Mnouchkine le dimanche 27 juin, à 15h, à la Comédie de Paris, avec une mise en scène d’Adrienne Olle.

 

 

Les répétitions de la promo Labiche

Pour la promo Labiche (2ème année), le 3ème trimestre est enfin le moment de se produire dans un théâtre parisien mais aussi de partir pour le Festival OFF d’Avignon.

Avec leurs metteurs en scène, la promo a travaillé sur deux beaux projets. Deux classiques du répertoire. Plusieurs semaines de répétitions et de création pour parfaire leur formation, apprendre à travailler comme une troupe professionnelle et se préparer à se confronter au public et à la scène.

Le contexte sanitaire a obligé de décaler la pièce de milieu d’année sur la fin de la saison. Une fin d’année donc sous le signe des représentations, puisque la troupe va jouer ses deux spectacles à quelques jours d’intervalles.

Les pièces jouées par la promo Labiche en cet été 2021

Cette année, les élèves de la promo Labiche ont travaillé sur 2 spectacles différents.

  • Le Cid

Le Cid, c’est la parfaite illustration du dilemme cornélien : amour et devoir, raison et folie, honneur et passion.
Les âmes se déchirent en s’adressant au cœur ET à l’esprit.

Les voix se fragmentent dans cette adaptation chorale de la pièce de Corneille. Vous y découvrirez donc les multiples facettes des personnages en proie à leurs démons, et suspendus au fil de leur destinée.
Ce spectacle mis en scène par Clémence Carayol avec l’ensemble de la promo Labiche est à retrouver à la Comédie de Paris, dimanche 27 juin 2021 à 17h.

 

 

 

  • Les tracasseries domestiques

Un comte (Ottavio) et une comtesse (Béatrice, sa belle-soeur) ont érigé entre eux, à l’intérieur de la maison familiale, une frontière imaginaire où l’animosité gouverne les rapports et pollue les habitants de cette demeure, y compris Coraline (éminence grise de Béatrice) et Brighella (factotum d’Ottavio).

Cette pièce de Carlo Goldoni est inédite en France. Elle est mise en scène par Rémi Chenylle. 2 dates sont prévues au Théâtre Montmartre Galabru : vendredi 25 et samedi 26 juin à 19h. Ensuite, “Les Tracasseries Domestiques” s’en iront pour le Festival OFF d’Avignon 2021 et seront jouées au Théâtre Tremplin, du 7 au 31 juillet à 18h30.

 

 

 

Un mot aussi sur les examens clôturant l’année

Jeudi 1er juillet auront lieu les examens des élèves de la Manufacture de l’Acteur. Les élèves joueront devant un jury de professeurs et de comédiens professionnels, ayant eu 4 mois pour se préparer.

Le sujet de ces examens ?

  • Les 1ères années joueront des scènes dialoguées. Ils devront présenter une scène classique et une contemporaine. Le binôme comme l’auteur à jouer est imposé.
  • Les 2èmes années, de leurs côtés, ont été regroupés en troupe de 4 comédien.nes, et doivent présenter un format court d’une pièce de leur choix. Ils ont dû travailler sur le jeu, la mise en scène et prendre en charge tout ce qui est décors, costumes, scénographie… Tout comme une vraie troupe !

Bonne chance à tous !

 

Nous espérons que ces petits “behind the scenes” vous auront plu.
Si vous avez la moindre question concernant les spectacles, l’école, les programmes pédagogiques… contactez-nous !


La manufacture de l'acteur - Cours divers

Pourquoi choisir la Manufacture de l’Acteur pour sa formation de comédien.ne ?

La Manufacture de l’Acteur est une école de théâtre destinée à tous ceux souhaitant faire de leur passion un métier. Découvrez nos atouts, le programme de l’école et ce qu’en disent nos élèves.

Les atouts de la Manufacture de l’Acteur

L’atout principal de la Manufacture de l’Acteur - du moins celui le plus cité par les élèves - est sans doute la richesse de la formation. Car venir à la Manufacture, c’est se former et travailler toutes les disciplines nécessaires au métier de comédien : théâtre, danse, chant, improvisation…

Mais pour ouvrir les élèves à d’autres disciplines, nous incluons bon nombre d’ateliers variés : commedia dell’arte, clown, coaching vocal ou encore combat scénique.

Nous avons à cœur d’inclure ces ateliers dans la formation car ils permettent d’enrichir le jeu des élèves. Et c’est bien là ce que nous cherchons à faire : ne pas formater le jeu des comédiens, ne pas lisser leur personnalité mais au contraire révéler leur identité artistique.

L’autre atout de la Manuf’ (pour les intimes) repose sans aucun doute sur les rencontres avec des professionnels. Chaque jour, les élèves sont en contact avec des professionnels du métier. Acteur, actrice, comédien, comédienne, pensionnaire de la Comédie Française, réalisateur, scénariste… Aussi, tous les professeurs de la Manufacture de l’Acteur sont en activité : ils représentent donc des interlocuteurs privilégiés pour les élèves tout en créant des ponts entre un univers théorique et confiné, et une sphère plus publique et réaliste.

Dernier atout, et pas des moindres : les spectacles. Chaque année, les élèves de la Manufacture de l’Acteur sont amenés à jouer dans des conditions professionnelles, dans des théâtres de Paris nous renouvelant leur confiance année après année : Théâtre Michel, Théâtre Montmartre Galabru… Les présentations de travaux semestriels et représentations de fin d’année sont des moments forts du cursus. Les élèves participent aussi au Festival OFF d’Avignon, de renommée internationale.

Ces moments sont parfaits pour se confronter au public et progresser, le tout en prenant du plaisir, en plus de constituer un premier tremplin vers la professionnalisation.

Formation de comédiens à la Manufacture de l’Acteur : le programme

La formation de la Manufacture se déroule sur 3 années.
16 heures de cours par semaine sont prévues, avec l’intervention de professeurs aux univers variés.

Au cours de ces 3 années, les élèves sont accompagnés vers la vie active :

  • Préparation aux concours et castings,
  • Encadrement par des professeurs en activité,
  • Masterclass avec des professionnels,
  • Relais des offres de castings tout au long de l’année,
  • Et plus encore !

Le cursus se scinde en 3 années, pour 3 étapes majeures.

La première année débute par la prise de conscience de son instrument et une première approche du texte. L’objectif est d’apprendre à gérer son corps dans l’espace, placer sa voix, se connecter à ses émotions mais aussi à un groupe. Elle se poursuit avec la sensibilisation aux outils pour aborder un texte classique ou contemporain. Une partie un peu plus théorique permet de connaître les grands jalons de l’histoire du théâtre. Le 3ème trimestre offre aux élèves leurs premiers pas sur scène !

La 2ème année s’ouvre sur la consolidation de la technique pour s’en libérer dans le jeu.

Au cours du 2ème trimestre, les élèves joueront face caméra et découvriront le théâtre contemporain. La 2ème année à la Manufacture de l’Acteur s’achève par la production dans un théâtre parisien : défendre un spectacle sur plusieurs dates, travailler et créer dans un esprit de troupe sont les objectifs indéniables de cette fin de 2ème année.

En 3ème année, il s’agit de se professionnaliser. Les effectifs sont plus serrés afin d’accompagner chaque élève dans la compréhension du monde complexe qu’est le spectacle vivant. L’année - et la formation - se clôture sur la participation au Festival OFF d’Avignon, véritable tremplin vers la vie active.

Ce qui plaît aux élèves à la Manufacture de l’Acteur

Parmi ce qui plaît le plus aux élèves de la Manufacture de l’Acteur, on retrouve :

  • La bienveillance des professeurs, leurs manières différentes de travailler et de “bousculer” les élèves ;
  • Un programme complet, extrêmement riche, avec des cours et des enseignants divers et très complémentaires ;
  • Des profils variés parmi les élèves, pas de profil “type” : chacun apporte sa personnalité, ses forces, sa sensibilité ;
  • La professionnalisation dès le jour 1 : les élèves sont tout de suite considérés comme des professionnels ;
  • La possibilité de réserver des salles pour répéter en dehors des horaires de cours ;
  • Les multiples représentations, à Paris comme à Avignon, qui sont de belles opportunités de monter sur scène dans un cadre professionnel et de mettre en oeuvre ses apprentissages ;

Et selon les mots de Laurine : “L’écoute, l’humanisme, la bonne entente, les fous rires, les rencontres, la famille qu’on est devenue,  les théâtres parisiens, le festival d’Avignon, la compagnie qu’on a créée …”

On n’a pas trouvé mieux comme mot de la fin :)


Portes Ouvertes à la Manufacture !

La Manufacture de l'Acteur ouvre ses portes ! 

Les personnes désirant intégrer l’école peuvent désormais venir prendre des renseignements, découvrir l'équipe pédagogique, les élèves, les locaux ...
Un moment consacré à vous présenter notre formation et répondre à vos questions. Ce sera aussi l'occasion de faire un atelier théâtre afin que vous puissiez découvrir notre pédagogie et passer l'audition d'entrée.

Voici nos prochaines dates :

  • Samedi 17 avril de 14h à 17h
  • Samedi 15 mai de 14h à 17h
  • Samedi 19 juin de 14h à 17h
  • Vendredi 25 juin de 14h à 17h

 

Pour venir sur l'une de ces dates, il vous suffit de vous inscrire via notre formulaire :
Formulaire Portes Ouvertes. 

 


Partenariat inédit avec Imparato !

Dans cette période morose, nous sommes heureux de vous annoncer une bonne nouvelle !

La Manufacture de l'Acteur et Imparato proposent un partenariat pour nos élèves professionnels. Nous sommes fiers du partenariat mis en place avec l'application Imparato. L'appli qui donne la réplique et qui est donc bien utile pour l'apprentissage des textes !!

Tous nos élèves ont accès à un tarif ultra préférentiel pour télécharger l'application. Une fois l'appli téléchargée, il suffit d'importer son texte, sélectionner son personnage et Imparato donne la réplique sur les scènes à travailler ! Plus besoin de quémander les services d'une âme charitable pour nous faire répéter mille fois la même réplique...

Assimilez vos textes en un rien de temps
Imparato fait répéter les comédiens où, quand et comme ils le souhaitent.

🎧 Répétition à l'italienne avec 8 voix de qualité.

🎭 Bibliothèque de 458 textes classiques en libre accès.

⚗️ Intégration de vos propres textes.

🔗 Partage sécurisé et synchronisation de vos textes.

Pour en savoir plus, RDV sur le site d'Imparato : https://www.imparato.io/


Examens 2021 : les promos en scène !

Après un premier round d'examens sur dossiers, les élèves des promotions Labiche et Mnouchkine vont enfin pouvoir défendre leurs scènes cette semaine ! Une épreuve nous tient particulièrement à cœur : celle de la mise en scène des 1A par les 2A d’un texte dialogué de 5 minutes maximum d’un auteur tiré au sort. Et cette année, les élèves de 3ème année sont aussi mis à contribution en qualité de référents. Un beau moyen de créer du lien entre les différentes promotions et de développer des affinités artistiques !


Devant un jury composé de membres de l'équipe pédagogique, les scènes des élèves vont s'enchaîner au rythme du chrono : textes dialogués, parcours libres, scènes dialoguées du répertoire de 60 à 80 mots, et surprise du chef : interprétation d’une scène imposée fournie 3 jours avant la date des examens.  C'est vilain on sait... mais l'idée est simplement de préparer les élèves aux castings afin qu'ils s'exercent à travailler des textes fournis au dernier moment.

Bon courage à tous et vive le spectacle vivant !

 


Un janvier 100% ciné pour la Promo Labiche !

L'année commence derrière la caméra pour les élèves de deuxième année. Le réalisateur, monteur et comédien Laurent Dubesset a ouvert le bal avec deux semaines de training face caméra. Une intervention essentielle pour sensibiliser les jeunes comédiens à leur rapport à l'image et aux techniques de jeu face caméra.

Le directeur de casting Stéphane Gaillard a pris le relais avec une semaine de préparation aux castings. Fort de sa longue expérience des castings, il a fourni aux élèves les conseils et pièges à éviter au moment de rencontrer les professionnels de la réalisation.

Le mois cinéma s'est conclu en beauté avec deux semaines de tournage qui fourniront aux élèves un précieux matériel pour leur bande démo.

Action !!🎬 🎤🎧