Examens : Phase 1 !

Cette semaine c'était rendu de dossiers pour les élèves des promos Labiche et Mnouchkine !

Il s'agit de la première phase d'examens avant les présentations de scènes du mois de février. Dans ce dossier, les élèves doivent parler de leur démarche artistique et de leurs influences. Car à la Manufacture de l'Acteur on est persuadés que "Toute vocation commence par l'admiration” comme l'écrivait si bien Michel Tournier. Il est important que les élèves sachent parler des œuvres qui les ont marquées et des artistes qui les inspirent afin de mieux définir leur univers artistique.

Un exercice essentiel qui prépare les élèves aux nombreux dossiers artistiques qui les attendent dans leur future carrière !

 


Interview des élèves – Juliette Chouraqui

Ne vous fiez pas à sa taille, Juliette (aussi appelée "Choukri") est une grande ! Elle n'a cessé de nous surprendre durant sa formation au sein de la Manufacture et elle ne compte pas s'arrêter de charmer les spectateurs de sitôt.

Qui es-tu ?

Je suis Juliette Chouraqui, j’ai 24 ans et j’ai terminé ma formation à la Manufacture de l’acteur en juillet 2018. Je ne sais pas ce qu’il faut dire d’autre… Je suis petite (1m57), blonde aux yeux bleus, je fais du 37 en pointure. Je suis signe astrologique poisson, un petit être sensible d’après Cosmo.

Quel est ton parcours avant la Manufacture ? Au sein de la Manufacture ?

Avant d’arriver à la Manufacture, j’ai passé 1 an et deux mois précisément dans une école de marketing spécialisée dans le domaine de la mode. J’ai apprécié ce milieu mais un jour je me suis posée la question « Est-ce que tu penses vraiment travailler là-dedans à la fin de tes études ? ». La réponse était nette : Non. Du coup j’ai arrêté. Après ça, j’ai travaillé en missions intérimaires pendant environ 1 an tout en cherchant quoi faire. En me rappelant que le théâtre m’avait beaucoup plu plus jeune, je me décidai alors à m’inscrire sur un stage d’1 semaine, par hasard, à la Manufacture de l’Acteur. La suite est simple, j’ai adoré, je me suis inscrite à l’année.
Au sein de la Manuf, j’ai commencé toute timide mais avec beaucoup d’idées dans la tête. Quelques mois après la rentrée et en rencontrant de nouvelles personnes, je me suis retrouvée dans une compagnie créée pendant cette année : La Compagnie PAF!. Les deux années sont jonchées de rencontres avec des personnes inspirantes, de pièces montées, de textes appris et de défis à relever. Mon parcours se termine par une création de Rémi Chenylle que l’on a amenée à Avignon.
Et aujourd’hui donc après la Manuf, je suis toujours dans la Compagnie PAF ! qui grandit de jours en jours ; je joue, j’enseigne l’improvisation théâtrale et le travail de texte, je prête ma voix à de nombreux projets audio, je teste des formats différents d’impros, rencontre des personnes toutes plus inspirantes les unes que les autres et je suis fière de pouvoir regarder en arrière et me dire : j’y arrive.
Je synthétise mon parcours car il s’est passé énormément d’autres choses pour moi, ça serait très long de tout écrire… et ça reste, bien-sûr, deux belles années qui ont marqué un gros tournant dans ma vie.

Pourquoi faire du théâtre ?

Comme je le disais précédemment, je suis finalement tombée dedans presque par hasard car quand je me suis inscrite pour ce fameux stage je me disais toujours « oui ok faire du théâtre mais tu ne vas pas en faire ton métier ! Beaucoup trop compliqué, pas assez rentable … ». J’imagine que ce sont les questions classiques qu’un ou une jeune pourrait se poser.
Finalement, l’idée de faire du théâtre c’était surtout une envie d’extérioriser beaucoup de choses. Je savais que moi en scène et moi dans la vie étaient deux personnes complètement différentes et pendant longtemps j’aimais plus la personne sur scène.

Qu’est-ce que tu aimes à la Manufacture ?

J’ai beaucoup apprécié le travail avec les intervenants, leurs manières différentes de travailler et de nous bousculer.
J’ai adoré plein d’autres choses mais je décide de marquer ce que j’ai le plus aimé !

Qu’est-ce que l’école et/ou le théâtre t’a apporté ?

L’école et le théâtre m’ont permis de comprendre que j’étais capable de faire de belles choses et de les faire bien. Ils m’ont aussi beaucoup bousculée et confrontée à mes peurs. Le théâtre m’a poussé à oser plus, fermer mon cerveau à tous ces questionnements, ces hésitations et ces peurs non fondées. Le théâtre fait grandir, c’est vrai. Mais je trouve que ça ouvre un champ de possibilités énorme autant sur le plan personnel que professionnel pour tout type de personnes.

Une anecdote de théâtre au sein de la Manufacture ?

Lors d’une évaluation nous devions présenter un monologue puis un parcours libre sur une thématique il me semble. J’avais décidé d’affronter ma peur du jugement en énumérant toutes les choses qui me faisaient peur tout en me déshabillant. C’était encore un peu tôt pour moi de me déshabiller totalement alors j’avais décidé de garder juste soutien-gorge et culotte. Jusqu’ici rien de transcendant… sauf que le matin de la présentation, j’avais oublié que j’allais faire mon parcours libre donc je me suis retrouvée devant le public en soutif oui ça c’était bon mais au lieu de mettre une culotte toute simple, je portais un string qui dévoilait l’entièreté de mes fesses.
Cette anecdote sera peu intéressante pour les nudistes les plus aguerris mais pour moi c’était déjà un grand pas !

Un conseil à donner à ceux qui veulent rejoindre la Manufacture ?

Soyez à l’écoute et persévérant. Parfois ça sera dur mais je pense très sincèrement qu’il faut se faire un peu violence tant que ce n’est pas une vraie douleur profonde. Prenez plaisir à lâcher prise aussi !

Sur quoi tu aimerais progresser ou que tu aimerais explorer ?

Après la Manufacture j’ai pas mal bossé dans le milieu de la voix par plusieurs biais et j’aimerais continuer à progresser là-dedans, continuer d’apprendre à moduler ma voix et faire du doublage.

Quels sont tes objectifs ?

Continuer de me surprendre. Faire des choses encore inconnues pour moi.

Portrait chinois :

Si tu étais une pièce de théâtre ?
Les souffrances de Job – Hanokh Levin

Si tu étais un auteur de théâtre ?
Rémi De vos

Si tu étais un comédien/ une comédienne ?
Alain Chabat ou Alicia Vikander

Si tu étais un personnage ?
Mrs Smith (de Mr and Mrs Smith) pour beaucoup de raisons….

Si tu étais une réplique de film ou de théâtre ?
« Voilà ce que je propose. [SILENCE] Qu’est-ce que vous en pensez ? » C’est toujours mieux quand c’est Jean Rochefort qui le dit….

Ciné ou théâtre ?
Les deux mais s’il faut absolument choisir : théâtre

Fiction ou réalité ?
Réalité

Classique ou Contemporain ?
Contemporain je crois

César, Oscar, Molière ou Palme Or ?
Je ne crache sur aucun mais Molière

Comédie ou Tragédie ?
Comédie

Monologue ou Dialogue ?
Dialogue

Impro ou suivre le texte ?
Ça dépend des situations mais improviser aide bien.

Molière ou Shakespeare ?
Shakespeare avec une bonne traduction


Clémence Carayol

Interview des profs - Clémence Carayol

En plus de sa casquette de professeure d'interprétation, Clémence est la Directrice pédagogique de la Manufacture de l'acteur. La solidité de la formation à la Manufacture doit beaucoup à son investissement sans faille et à sa recherche permanente de cohérence et de complémentarité entre les différents enseignements délivrés par les intervenants. Cela demande beaucoup de temps, de communication...et de talent évidemment !

En tant que professeure d'interprétation, son exigence et sa grande bienveillance ont été saluées par toutes les promotions qui ont eu la chance de l'avoir en cours. Comme tous nos intervenants, Clémence mène de front enseignement, direction pédagogique et projets au sein de sa compagnie "Et plus si affinités..." Et avec tout ça, elle trouve le temps de répondre à notre interview. Puisqu'on vous dit que c'est la Wonder Woman du théâtre !

Quel est ton parcours professionnel et théâtral ?

J’ai suivi une formation de comédienne, puis de mise en scène, à Lyon et aux Ateliers du Sudden à Paris. J’ai créé ma Cie de théâtre en 2005. J’ai été également formée à Londres, au contact de metteurs en scène de la Shakespeare Cie et de réalisateurs de la BBC. Ma Cie a actuellement 3 spectacles qui tournent en France et pays frontaliers. Nous en sommes à notre 10ème Festival d’Avignon et ma dernière création "Jouliks", a reçu le Prix des Coups de Cœur de la Presse l’année dernière. Je suis actuellement en train de préparer la création de deux projets : un shakespearien et une pièce originale. Mais chut… c’est encore un secret ! Et je suis Membre de l’Académie des Molières.

Comment décrirais-tu ton travail / ta méthode ?

Il s’agit de permettre à chacun de s’épanouir dans la pratique théâtrale en faisant découvrir aux élèves les outils et techniques qui seront leurs meilleurs alliés tout au long de leur parcours professionnel. Je n’aime pas le terme de « professeur », nous ne délivrons rien d’exhaustif, c’est un échange de pratiques, un accompagnement et chaque élève comédien se fera sa propre boîte à outils en fonction de ce qui lui sera utile. J’aime travailler sur la discipline du corps, la connaissance de son instrument de travail, de sa voix, de son regard, pour pouvoir l’utiliser dans son plein potentiel. Se connaître soi-même et connaître ses limites : deux bases pour évoluer sainement dans notre métier. Après un échauffement poussé, chaque cours est consacré à un point technique, toujours illustré à travers des exercices de recherche, de laboratoire, avec ou sans support de texte.
Je prends grand soin du bien-être de chacun et de l’ensemble du groupe en portant un regard attentif et bienveillant sur l’ensemble de mes élèves. J’aime les pièces chorales où tout le monde est sur le plateau, les grands ensembles, les effets de groupes : souvent magnifiques au plateau, ils permettent de passer le plus de temps possible sur scène. Je travaille avec différentes méthodes : les outils du théâtre shakespearien, le travail des alexandrins, travail sur la corporalité du personnage et beaucoup de techniques propres à la création de personnages. Une de mes marottes.

Quel est ton univers théâtral ? Les auteurs que tu aimes travailler ?

J’aime travailler les pièces qui permettent une mise en scène chorale. Parce qu’ainsi tous les élèves participent et sont le plus souvent possible au plateau et parce que l’énergie de groupe est décuplée. J’aime les univers sombres, shakespeariens, les trames complexes, les personnages tout en nuances. Shakespeare donc bien sûr, et aussi les auteurs anglo-saxons comme Bond, Pinter ; les auteurs germaniques, Wedekind, Brecht, Martin Sperr, qui plantent leurs intrigues dans des univers noirs et glauques. Les compositions de personnages se révèlent magnifiques à élaborer dans ces pièces ! J’aime aussi les alexandrins, pour leur musicalité et le formidable terrain de jeu et d’apprentissage qu’ils permettent d’explorer.

Qu’est-ce que tu aimes dans l’enseignement ?

J’aime transmettre les techniques que j’ai eu le bonheur d’expérimenter à travers mon parcours, en France et en Angleterre. J’aime donner les outils et techniques pour voir progresser un comédien, esquisser un personnage puis l’incarner, le voir prendre confiance en son potentiel de création, puis le voir, le jour de la première, se mettre corps et âme au service d’un rôle, d’un personnage, d’une œuvre, d’une troupe. C’est ce parcours depuis le premier cours jusqu’à la représentation que j’aime à voir et à accompagner.

Quelles sont tes références ?

Peter Brook, Yoshi Oida, Mihail Tchékhov (travail sur la mécanique du corps de l’acteur et le Monologue Interne), Kenneth Branagh.

Qu’est-ce tu aimes chez un.e comédien.ne ?

La mise en danger sur un plateau, le lâcher prise, ce moment exaltant où on réalise qu’une fois les techniques maîtrisées, on peut incarner totalement un personnage en se libérant des contraintes et du regard de l’autre, ce moment où l’on sait qu’on ne joue pas pour le public mais avec le public. J’aime ces moments de transcendance où un comédien s’est tellement approprié le texte, le volume et la gourmandise des mots, que la magie opère et que nous perdons toute notion du temps afin de ne nous concentrer que sur l’instant scénique.

Quel(s) conseil(s) tu donnerais à un.e comédien.ne ?

Se détacher du regard de l’autre. Afin de pouvoir révéler sa vraie nature de jeu ! Et s’amuser sur scène ! La phase d’apprentissage est faite de remises en question : on réapprend à appréhender son corps, sa voix, sa gestuelle, ses émotions. Il faut donc accepter de tester les limites de son instrument, sous les regards bienveillants, et d’essayer, de « bouffer du plateau », comme on dit dans notre jargon. « Essayez, plantez-vous, essayez, plantez-vous encore. Echec positif », comme disait Samuel Beckett.

Portrait chinois :

Si tu étais une pièce de théâtre ?
"Cyrano de Bergerac" pour la virtuosité d’écrire et la beauté, la musicalité hallucinante du texte.
Si tu étais un auteur de théâtre ?
Shakespeare
Si tu étais un comédien / une comédienne ?
Emma Thompson
Si tu étais un personnage ?
Béatrice dans "Beaucoup de bruit pour rien"
Si tu étais un film ?
L’adaptation de "Beaucoup de bruit pour rien" par Kenneth Branagh
Si tu étais une réplique de film / théâtre ou citation ?
« Vise en dessous de la ligne de flottaison sinon le bateau il coule pas. Et puis profites-en l’équipage est bourré. » Depardieu dans Tenue de soirée
Cinéma ou théâtre ?
Théâtre
Fiction ou réalité ?
Les deux mon capitaine ! L’une nourrissant l’autre et réciproquement !
Classique ou contemporain ?
Classique
César, Oscar, Molière ou Palme d’Or ?
Les récompenses ne sont pas une fin en soi...
Comédie ou Tragédie ?
Tragédie
Monologue ou Dialogue ?
Monologue. On en apprend souvent beaucoup plus sur l’intimité des personnages…
Improviser ou suivre le texte ?
Suivre le texte en se réinventant à chaque fois !
Molière ou Shakespeare ?
To be or not to be… that’s the question….


Interview des élèves – Louis Carlier

Aujourd'hui un pilier de l'école nous fait l'honneur de se prêter à l'exercice de l'interview. Louis Carlier a suivi deux ans de formation à la Manufacture de l'acteur et fait maintenant partie d'un projet de troupe avec d'anciens élèves de promo. Ses mythiques pulls de Noël sont à son image : réconfortant et décalé !

Qui es-tu ?

Louis Carlier. Si vous allez sur le site de la Manufacture de l’acteur, je suis celui qui, le jour de la prise de la photo, s’est rasé la barbe (erreur n°1) et ne s'est pas coupé les cheveux (erreur n°2), merci de ne pas me juger, mon Facebook me fera plus honneur, dans les limites du possible.

Quel est ton parcours avant la Manufacture ? au sein de la Manufacture ?

Avant d’arriver à la Manufacture de l’acteur, j’étais dans un domaine sans lien avec le monde du théâtre ou le monde de l’art en général. J’ai fait une école d’ingénieur, jusqu’au bout, j’ai mon joli diplôme et j’y tiens. Mais j’ai décidé après cette formation de faire un virage à 360° et de me lancer dans le théâtre. Et l’histoire avec la Manufacture de l’acteur a alors commencé !
J’ai fait deux ans de formation à la Manufacture, formation intense et complète, et actuellement avec 4 camarades de formation nous formons la 3ème année de la Manufacture qui s’apparente plus à une compagnie qu’à une année de formation à proprement parler.

Pourquoi faire du théâtre ?

Le début de cette réflexion était vraiment du côté de la découverte, comprendre ce que c’était que de monter sur scène, préparer une représentation et travailler dans un domaine artistique. Travailler avec son corps, sa voix et sa créativité était aussi l’un des principaux facteurs motivant cette décision.

Et la découverte a très vite donné lieu à un véritable plaisir. A ce moment « faire du théâtre » est devenu un véritable projet de carrière. Quoi de plus excitant que de pouvoir vivre du théâtre et donc de ce qu’on aime ?

Qu’est-ce que tu aimes à la Manufacture ?

La principale chose appréciable à la Manufacture de l’acteur est la richesse du cursus, la complémentarité des cours et des enseignants.

Mais aussi la richesse des élèves, il n’y a pas un format type du « manufacturien » (petit surnom pas forcément stylé des élèves). Donc chacun apporte sa personnalité et ses forces.

Et aussi les multiples représentations, et surtout le mois au Festival d’Avignon offre une belle opportunité de monter sur scène dans un cadre professionnel, et ainsi d'avoir une formation réellement professionnalisante.

Qu’est-ce que l’école et/ou le théâtre t’a apporté ?

Pour toute école de théâtre le plus grand apport pour ses élèves est finalement… ses élèves. Toutes ces rencontres qui sont autant de possibilités de projets. C’est cela que m’a apporté l’école. Le théâtre, lui, a encore tout à m’offrir. Je compte sur lui.
Mais je me dois aussi de remercier la Manufacture pour avoir rencontré la plus jolie fille du monde, merci.

Une anecdote de théâtre au sein de la Manufacture ?

En fin de deuxième année lors du Festival d’Avignon, nous avons joué « les Caprices de Marianne » de Musset. Un jour ma sœur vient nous voir sur scène, grande joie pour moi, joie qui retombe vite lorsqu’en sortant de scène après 20 minutes, je me rends compte que ma braguette est joliment ouverte. Un léger décalage avec la poésie des textes de Musset.

Un conseil à donner à ceux qui veulent rejoindre la Manufacture ?

Un conseil : si vous êtes réellement motivés, foncez ! Tout est réuni à la Manufacture pour se former et avoir les outils pour devenir un artiste complet.
Mais le plus important c’est de vous lancer si vous êtes prêt à travailler, car il faut bosser et bosser encore, le théâtre peut être un amusement incroyable, mais cela passe par beaucoup de travail, mais croyez bien que cela vaut le coup.

Sur quoi tu aimerais progresser ou que tu aimerais explorer ?

J’aimerais vraiment m’essayer au seul en scène, le modèle de théâtre conférence, je pense, pourrait me plaire. Mais pour l’instant je suis épanoui en travaillant en groupe.

Quels sont tes objectifs ?

Je suis actuellement dans le montage d’une pièce avec 4 autres anciens de la Manufacture, dans le cadre de la troisième année.
En parallèle avec la PAF !, compagnie d’improvisation professionnelle, je joue chaque mois à Paris et parfois en province.
Durant mon temps libre je m’essaie aussi à l’écriture, mais l’avenir nous dira si vous en entendez parler !

Portrait chinois :
Si tu étais une pièce de théâtre ?
« L’Eveil du printemps », de Frank Wedekind (je suis né un 21 mars donc bon)

Si tu étais un auteur de théâtre ?
Corneille, mais je serais mort du coup, donc pas le meilleur choix peut-être.

Si tu étais un comédien / une comédienne ?
Gérard Depardieu, pour l’amour de la bonne chair, pour ce qui est de la carrière comme on dit inch’allah.

Si tu étais un personnage ?
Zorro, 11 ans d’escrime ça laisse des traces…

Si tu étais un film ?
« Garden State » de Zach Braff, avec Nathalie Portman, à voir donc.

Si tu étais une réplique de film / théâtre ou citation ?
« Offensive, je choisis la solution offensive », je ne donne pas la provenance, il y a des choses qu’il faut connaître.

Cinéma ou théâtre ?
Théâtre mais j’espère que Tarantino ne m’en tiendra pas rigueur.

Fiction ou réalité ?
Réalité

Classique ou contemporain ?
Contemporain, arrêtons de nous mentir avec « oh le classique peut être très actuel »...oui ben le contemporain c’est actuel.

César, Oscar, Molière ou Palme d’Or ?
Deuxième place au concours de mime du camping de Mulhouse, il n’y a pas de petite récompense.

Comédie ou Tragédie ?
Comédie, je rigole peu avec les tragédies.

Monologue ou Dialogue ?
Dialogue, plus simple pour les trous de texte.

Improviser ou suivre le texte ?
Suivre le texte, un peu de respect pour les auteurs ils ont bien bossé (la plupart), et suivre le texte ne veut pas dire ne pas s’adapter aux événements.

Molière ou Shakespeare ?
Je connais pas désolé…


Le Projet Dindon !

Dernier jour à la Manufacture de l'Acteur pour la Promo Sophocle.

A défaut d'avoir pu participer au Festival OFF d'Avignon, les élèves de deuxième année continuent à travailler sur Le Dindon de G. Feydeau avec Léa Marie Saint Germain à la mise en scène.

Au programme aujourd'hui : filage des Actes I et II ! Du rythme, de l'énergie, de la complicité avec le public, tous les codes du vaudeville étaient au rendez-vous ! Les élèves laissent reposer leur Dindon pendant les vacances d'été avant de reprendre les répétitions en septembre.

Dates parisiennes à venir...

 


MODULES – Le dernier rendez-vous de l'année

Pour clore ce dernier semestre, les deux promotions de la Manufacture de l’Acteur doivent passer un examen final aussi appelé « module ». Ce rendez-vous a été maintenu malgré les circonstances exceptionnelles de cette fin d’année scolaire 2020. Les élèves ont investi beaucoup de temps et d’énergie dans ces rendus qui conditionnent par ailleurs la suite de leur cursus au sein de la Manufacture de l’Acteur.

Les élèves de la promo Labiche (1ère année) sont attendus sur deux scènes dialoguées : un texte classique de 5 minutes maximum d’un auteur tiré au sort, avec un partenaire tiré au sort. La seconde scène dialoguée de 5 minutes maximum doit être extraite du répertoire contemporain avec cette fois le choix du texte et du partenaire.

Pour la promo Sophocle (2ème année) l’accent est mis sur la professionnalisation avec une épreuve au format inédit : une présentation de 20 à 25 minutes d’une pièce existante, au choix, par groupe de 5 élèves. Les élèves peuvent présenter un extrait de la pièce, réaliser un montage ou une adaptation. Libre à eux de choisir le format que prendra leur maquette. Les 5 élèves ne sont pas forcément tous au plateau. A eux de faire preuve d’intelligence collective pour organiser l’articulation entre jeu et mise en scène ! Cette épreuve est particulièrement formatrice, se rapprochant du format des auditions de compagnies devant des programmateurs de théâtre.

Par ailleurs, les deux promotions ont dû rendre en amont des présentations, des dossiers justifiant leurs choix artistiques. Le dossier de la promo Sophocle était particulièrement dense puisqu’il reprenait les points clés nécessaires à la constitution d’un dossier de spectacle (note de mise en scène, présentation de l’équipe artistique, l’affiche du projet, etc.)

Dans le jury des modules on peut retrouver : Grégory Bellanger, le Directeur de la Manufacture de l’Acteur, accompagné par une partie de l’équipe pédagogique : Léa Marie-Saint Germain, Clémence Carayol, Camille Lélu, Félix Philippart et Rémi Chenylle.

Et la cerise sur le gâteau de cette journée sous haute tension : la présentation de scènes de la promo Labiche. Des textes de Philippe Delerm mis en scène par le légendaire Rémi Chenylle ! Quelle joie de voir les élèves continuer à jouer malgré tout.


L'aventure continue !

Malgré la pandémie qui a frappé de plein fouet le monde du spectacle vivant, La Manufacture de l’Acteur entend poursuivre sa mission de formation professionnelle de comédiens.
Le confinement a vu émerger une multitude d’initiatives de lieux culturels, d’artistes et notamment de comédiens sur des plateformes en ligne voire lors de performances inattendues.

L’adaptabilité du comédien et la recherche de nouvelles formes de création représentent un des grands enjeux du spectacle vivant aujourd’hui. Consciente des mutations permanentes de ce secteur, l’école de La Manufacture de l’Acteur enseigne différentes approches du jeu aux élèves et tient à leur laisser une grande place pour expérimenter et trouver la liberté dans la contrainte. Nous tenons à cet équilibre entre technicité et accompagnement vers un langage artistique singulier pour aider les élèves à affirmer leur identité de comédiens et à oser tenter de nouvelles formes de création.

Pour vous présenter notre formation et notre équipe pédagogique, nous tenons à maintenir nos Portes Ouvertes à la fin de cette année scolaire inédite. Il nous semble important de maintenir ce moment de rencontre et d’échange qui vous permettra de vous projeter, ou non, dans notre école à la rentrée.

Ces Portes Ouvertes sont accessibles à toutes les personnes de plus de 18 ans prêtes à s’investir dans une formation professionnelle de comédiens. Les Portes Ouvertes sont bien évidemment gratuites et se déroulent sur 3 heures dans nos salles de répétition situées au 61 rue du ruisseau (75018 Paris).

Le programme est le suivant :

– Première partie : Cours-audition encadré par notre équipe pédagogique permettant, pour l’élèves, de découvrir notre pédagogie, et, pour l’équipe enseignante, de définir les qualités de jeu de l’élève et sa possible intégration en première année.

– Deuxième partie : Échange avec l’équipe pédagogique et les élèves de la Manufacture de l’Acteur.

Les prochaines dates des Portes Ouvertes :

Samedi 06 juin : 14h à 17h [COMPLET]
Samedi 27 juin : 14h à 17h
Lundi 06 juillet : 14h à 17h

Pour vous inscrire, il vous suffit de nous contacter : info@lamanufacturedelacteur.com / 09.53.05.48.55

Longue vie au spectacle vivant !


Interview des élèves - Charlotte C. Promo Labiche

Aujourd'hui, c'est Charlotte, élève en première année de la promo Labiche qui nous parle de son parcours, de son expérience au sein de la Manufacture de l'Acteur et de son univers théâtral et cinématographique.

 

Charlotte CARPENTIER

Qui es tu ? 

Ca commence par une question difficile. Super.

Quand tu as fini une phrase qui commence par « je suis », en général ça n’est déjà plus vrai non ? Alors, pour les immuables, je suis Charlotte Carpentier, enfin j’essaie. Je ne suis ni grande ni petite, mon visage trahit souvent ce qui se passe dans ma tête, avec une grande mobilité des différents éléments qui le composent, j’ai deux grains de beauté sur la lèvre inférieure depuis peu, j’aime bien.  Et j’ai de la chance, toujours.

Je vis entre Paris et la Montagne. J’aime la vie et les êtres humains. Ce qui est en mouvement chez les êtres vivants et autour d’eux, de nous. J’suis certainement un peu perchée mais c’est ce qui me permet d’être bien là où je suis, souvent.

Quel est ton parcours avant la Manuf ? au sein de la Manuf ?

Picardie. Scolarité dans le privé. Rébellion adolescente silencieuse mais non moins efficace. Lille. Diplôme d’Educatrice Spécialisée, de Sciences de l’Education, de Français Langue Etrangère. La Montagne. Pour devenir serveuse, maçon, éduc (un peu quand même), barmaid, boulangère, gardienne de refuge… Vierge de toute expérience théâtrale. Ignorante.

Puis, Paris. La Manufacture. 1ère année. Apprentie comédienne qui ne sait rien (Big Up à mon ami Socrate) mais qui s’éclate. Révélation.

Pourquoi faire du théâtre ?

La seule réponse que je peux donner est sûrement « Parce que ! ». Parce que j’en ai envie.

Si tu te demandes « Pourquoi ? ». Tu te trouves toujours un « Oui mais.. ». Tu fais la colonne des « pour », des « contre ». Celle des « pour qui je me prends ? ». Ca peut sentir un peu fort l’ego, la performance, le regard des autres…un truc de psy quoi. Alors que si tu écoutes ton envie…

Donc quand j’me suis dit « Parce que ! ». J’ai osé. Pour raconter des histoires, jouer, passer beaucoup de temps dans la cour de récré avec d’autres qui ont envie, eux aussi. Pour observer le monde et le donner à voir. Pour être dans l’échange. Me nourrir de ce qu’il y a autour, dans les textes, dans le quotidien, dans les rencontres, partout tout le temps et le partager avec enthousiasme. Pour relier mon amour du présent, de l’instantané, à un truc qui existe avant et après tout, intemporel.

Il y a des milliards de « Pourquoi ? ».

Qu’est ce que tu aimes à la Manuf ?

La diversité : des disciplines abordées, des pédagogies, des profs, des élèves, des sensibilités, des parcours..

L’ampleur de l’espace des possibles.

L’exigence quant à l’audace.

Qu’est ce que l’école et/ou le théâtre t’a apporté ?

Un terrain de jeu « encadré ». Un grand espace de liberté. Une légitimité à mon insatiable besoin de m’amuser, de jouer. Des rencontres créatrices, à différents endroits de la vie. Des découvertes permanentes et des promesses de surprises infinies.

Une anecdote de théâtre au sein de la Manufacture ?

Un numéro improvisé de marionnettes avec mes chaussettes, cachée sous la table dans l’entrée de l’école, devant le bureau du directeur, pour faire rire mes camarades. Ou quand le comptable n’avait peut-être pas envie d’entendre mes histoires de « carotte dans l’oreille ».

Interpréter une glande lacrymale ou un ballot de paille qui traverse un sentier du Far West. Anecdotique mais passionnant.

Un conseil à donner à ceux qui veulent rejoindre la Manufacture ?

Abandonner un peu d’ego et de cerveau, peut-être. Y mettre de l’engagement et de la joie, beaucoup. Oser !

Sur quoi tu aimerais progresser ou que tu aimerais explorer ?

J’ai eu un gros coup de cœur pour le clown. J’avais une vague idée du truc mais là.. J’adore. J’en veux encore !

Progresser en tout. Et tout explorer. Evidemment.

Aller sur tous les territoires, naviguer sur toutes les galères, approcher toutes les contrées (avec lyrisme, oui, s’il-vous-plaît). Libérer le corps, davantage, encore. C’est un de mes gros chantiers.

Quels sont tes objectifs ?

J’ai la chance (c’est un point de vue) de ne pas trop me poser la question. Sinon c’est l’angoisse.

Je veux tout. Mais surtout pouvoir bosser avec des gens passionnés, sur un plateau mais aussi à côté, écrire, monter, créer, fabriquer, jouer…partager. Tout.

 

Portrait chinois :

Si tu étais une pièce de théâtre ? J’en ai lu bien trop peu. Mais là comme ça je dirais Le rêve d’un homme ridicule de Fiodor Dostoïevski.
Si tu étais un auteur de théâtre ? Rolala. J’en sais rien. J’en ai aimé plein. Dernièrement j’ai aimé Martin Crimp. Mais peut-être que j’aimerais être un auteur version Grèce Antique ou Russe. Ou alors Léandre, ce clown d’aujourd’hui dont le travail est un trésor de poésie.
Si tu étais un comédien/une comédienne ? Jean Rochefort probablement. Ou Simone Signoret. Un/une d’une autre époque certainement.
Si tu étais un personnage ? Amélie Poulain, un truc dans le genre.
Si tu étais un film ? Il y a des chances que ce soit un film de Valérie Donzelli. Ou alors Sibel, un film de Guillaume Giovanetti et Cagla Zencirci. Sûrement plein d’autres aussi parce que tous les films qu’on aime disent en général quelque chose de nous, non ?
Si tu étais une réplique de film/théâtre ou citation ? Fuck you ! (Ce sont les premiers mots qui sortent de la bouche du personnage qui m’a été attribué pour la première représentation à l’école. J’adore.) Sinon, écouter ce que raconte Jacques Lecocq c’est une bonne idée aussi.
Cinéma ou Théâtre ? Peut-être le théâtre, ça me colle au corps plus longtemps après avoir vu une pièce. Et j’aime bien ça.
Fiction ou réalité ? J’essaie de ne pas faire la Suisse mais c’est dur de choisir. Je dirais fiction parce que pour moi, c’est toujours de la fiction quand on joue. Même quand on essaie de retranscrire la réalité. Mais j’aime bien ma réalité. Alors je ne sais pas. J’alambique tout, j’suis désolée.
Classique ou contemporain ? Contemporain je crois.
César, Oscar, Molière ou Palme d’Or ? Molière avec des palmes d’or qui se prend pour César ou Oscar. Comme tu veux.
Comédie ou Tragédie ? Je pleure quoi qu’il arrive, alors les deux. Mais en termes de jeu, j’aimerais bien être capable d’aller provoquer le rire.
Monologue ou Dialogue ? Dialogue. Ma/mon partenaire, un élixir.
Improviser ou suivre le texte ? J’kiffe l’impro, graaave ! Puis je crois que ça peut te sauver la vie. Mais avec une bonne maîtrise du texte, peut-être, du coup.
Molière ou Shakespeare ? Shakespeare pour la fantaisie et Molière pour l’essentiel. J’peux pas vraiment faire illusion, je les connais bien trop peu.

 

 


PÉCHÉS | Court-métrage réalisé dans le cadre des ateliers Cinéma

Dans le cadre du cursus de deuxième année, la promo Sophocle, a travaillé durant 5 semaines avec un réalisateur et un directeur de casting afin de découvrir les rouages des plateaux de tournage, se familiariser avec le jeu face caméra et se préparer aux castings.

A l'issue de ce travail, les élèves ont tourné un court-métrage - Péchés - écrit par l'un des élèves de la promo (Camille BEN). La Manufacture de l'Acteur souhaite toujours mettre au coeur de la création les envies de ses élèves. Qui mieux que l'un d'eux pour créer un court-métrage sur mesure pour sa promo ?

Péchés où quand les 7 péchés capitaux défendent leur vision face aux juges du Purgatoire.

Avec : Camille BEN, Tiphaine BERARD, Marine DURON, Margot HALET, Hugues HERON, Inès METTE, Quentin MICHAEL, Emeline PAULET, Axel PRINCE, Kevin SAENGER.

Que ce soit sur scène ou face caméra, l’art du jeu nécessite une grande capacité d'adaptation. Au cours de sa carrière, l’acteur se confronte aux injonctions d’efficacité que ce soit en casting, en audition ou dans son jeu au quotidien. Pour autant la pratique professionnelle ne doit pas se faire au détriment de la dimension artistique que ce soit en termes de créativité ou de plaisir.

Le but de ce travail était de préparer au mieux nos élèves face aux demandes du monde professionnel (Bande démo, CV de comédien, Book ...) et de leur donner les outils afin de créer une interprétation efficace, vivante et saine dans le plaisir du jeu et la qualité de présence.

La Manufacture de l'Acteur permet de dynamiser son savoir-faire, d'acquérir de nouvelles techniques qui peuvent être mises en application en situation professionnelle tout en ménageant l'espace de liberté qui fait la singularité de l'acteur.

 


Rémi Chenylle, prof d'interprétation

Interview des profs - Rémi Chenylle

Aujourd'hui, c'est Rémi Chenylle qui se prête à notre interview des professeurs. Rémi est présent à la Manufacture depuis la création de notre école professionnelle de théâtre.
C'est un vrai bonheur de l'avoir dans notre équipe pédagogique car, avec sa longue expérience, son regard acéré et sa plume vive, il est capable de tirer le meilleur des élèves en les laissant trouver la solution par eux-mêmes.

Véritable passionné de la transmission, du théâtre et de la pédagogie, Rémi a formé des centaines de comédiens parmi lesquels Vincent Lindon et Isabelle Nanty.

  • Quel est ton parcours professionnel et théâtral ?

Après avoir voulu entreprendre une formation de comédien je me suis rapidement rendu compte que ce métier ne me convenait pas, je m’ennuyais sur scène. En revanche, j’étais très intéressé par l’observation de ce qui se passait sur scène, à l’époque j’étais élève au Cours Florent. Je me suis entretenu de la chose avec François FLORENT qui à l’époque, en plus de son enseignement, montait des opéras. Il m’a proposé d’être son assistant. J’ai travaillé avec lui sur trois opéras puis après m’avoir demandé en 1979 de monter ma première pièce dans le but de faire des tournées scolaires, il m’a engagé en tant que professeur au sein de son école. Depuis, sans discontinuer, j’enseigne, je monte des spectacles et je coache des comédiens.nes.

  • Comment tu décrirais ton travail / ta méthode ?

Le savoir vient de l’apprenant, je ne suis qu’une sorte de facilitateur qui interroge pour aider à trouver en soi la solution. Je dirais que ma méthode s’apparente à la maïeutique.

  • Quel est ton univers théâtral ? Les auteurs que tu aimes travailler ?

La comédie oppressante. La vie, quoi. Des auteurs dont l’univers traite de la cohabitation de la vérité et du mensonge, sans qu’il soit toujours possible de les démêler.

  • Qu’est-ce que tu aimes dans l’enseignement ? 

Apprendre à connaître celle ou celui qui est en face de moi, pour pouvoir l’aider à accoucher d’elle-même ou de lui-même.

  • Quelles sont tes références ? 

Peter Brook : Pour le don qu’il a, à l’issue de chacun de ses spectacles, de rendre le spectateur plus intelligent.

Antoine Vitez : Pour son approche novatrice de l’enseignement.

François Florent : Pour la pertinence de son analyse synthétique.

  • Qu’est-ce tu aimes chez un comédien / une comédienne ?

Ses défauts, ses faiblesses. Le comédien « parfait » m’ennuie.

  • Quel(s) conseil(s) tu donnerais à un comédien.ne ?

Regarde l’autre.


Oulipo - Spectacle mis en scène par Rémi Chenylle et joué au festival d'Avignon en 2017.

Portrait chinois :

Si tu étais une pièce de théâtre ?
Platonov.

Si tu étais un auteur de théâtre ?
Harold Pinter.

Si tu étais un comédien / une comédienne ?
John Matthews.

Si tu étais un personnage ?
Docteur Jekyll.

Si tu étais un film ?
Ames perdues.

Si tu étais une réplique de film / théâtre ou citation ?
La vie est un restaurant petit, mauvais et cher. En plus, c'est trop court. (Woody Allen)

Cinéma ou théâtre ?
Cinéma.

Classique ou contemporain ?
Le classique moderne.

César,  Oscar, Molière ou Palme d’Or ?
Aucune de ces séances d’auto-congratulation.

Comédie ou Tragédie ?
Comédie dramatique.

Monologue ou Dialogue ?
Dialogue.

Improviser ou suivre le texte ?
Suivre le texte.

Molière ou Shakespeare ?
Shakespeare.